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2015 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 3 300 fois en 2015. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 55 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Des « radios libres » à France Culture, le « journaliste sociologue » Dr Guillaume Erner va transformer votre matinée !

Il faudrait compter un jour le nombre de docteurs qui sont à l’antenne de France Culture chaque semaine. Mais dans cette radio, ils ne sont pas seulement invités. Ils sont aussi largement animateurs, producteurs, documentaristes… à toutes les heures, sur tous les sujets, dans tous les formats…

Et oui, la formation par la recherche ne mène pas qu’à la recherche comme Dr. Guillaume Erner était venu nous l’expliquer dans un atelier « Valorisation de la thèse » d’Humanitudes au CNAM dont la séance était intitulée « Je prends l’antenne : un sociologue dans les médias ». Selon lui, qui se présente comme un « journaliste-sociologue », les docteurs peuvent être de bons vulgarisateurs de discours scientifiques. C’est effectivement ce qu’il a fait à I-Télé, Canal +, Libération (« l’Erner du temps »), Charlie Hebdo après avoir commencé dans les « radios libres ».

Pour être capable de les expliquer, il faut déjà être capable de les critiquer. Et c’est ce qu’il a fait dans sa thèse intitulée « Analyse critique du modèle du bouc émissaire en sociologie de l’antisémitisme » (705 pages) soutenue à l’Université Paris 4 Sorbonne en 2002 sous la direction de Dr. Raymond Boudon, et publiée aux PUF en 2005 avec pour titre « Expliquer l’antisémitisme. Le bouc émissaire : Autopsie d’un modèle explicatif » qui est préfacé par Dr. Pierre-André Taguieff. Selon Dr. Erner, la thèse holiste du juif bouc émissaire selon laquelle l’antisémitisme augmenterait lors des crises ne tient pas la route puisqu’il existe des crises où l’antisémitisme n’augmente pas tandis que l’antisémitisme peut exister largement en dehors des crises… Une thèse à lire et relire avant, pendant et après les crises !

La « crise » du service public par exemple. Or, le nouveau venu des « Matins de France Culture » est issu de sa grande sœur, France Inter, où il animait l’émission « Service public » jusqu’au 29 juin 2015, et où il avait intitulé sa dernière émission, avec pour invité Dr. Frédéric Lordon, « La fin du service public ? » !

Il avait déjà en partie répondu à cette question en ce qui concerne la radiophonie de service public le 5 mai 2015 sur Radio Campus Paris lors de l’émission « Brouillage » de Dr. Mélanie Péclat intitulée le « Service public radiophonique » avec la doctorante Marine Beccarelli auteure de Les Nuits du bout des ondes et Dr. Sebastien Poulain.

Or, d’habitude (hors du festival « Brouillage » du 4 au 9 mai 2015), à cette heure-là (19h00), l’émission de Radio Campus s’appelle « La Matinale de 19h ». Si c’est pas un signe ça ?!

A la matinale de France Culture, il « succède » à Marc Voinchet qui dirige maintenant France Musique et qui avait succédé à Ali Badou en 2009, lui-même successeur de Nicolas Demorand en 2006, lui-même successeur de Jean Lebrun en 1999…

Bref, c’est une promotion ! Surtout que l’audience de France Culture est à la hausse depuis quelques années : autour de 2% soit quand même environ 1 400 000 auditeurs ! Surtout que « 80% de l’audience se fait sur 20% des programmes et c’est de 7h à 9h le matin » selon Marc Voinchet qui semble avoir des journées de 10 heures sur les 24 possibles ! Ben oui, quand on se brosse les dents et fonce dans les embouteillages, c’est bien pratique d’écouter la radio et de se cultiver, plutôt que de consulter son horoscope !

Lors de la présentation de la grille de rentrée de France Culture, Dr. Erner a annoncé qu’il donnerait le micro à davantage de femmes, ce qui ne saurait déplaire à la très féministe équipe de Doctrix. Espérons qu’il n’oubliera pas les docteur(e)s, lui qui est marié avec Dr. Marie de Gandt. C’est d’ailleurs ce qu’implique son slogan de rentrée on ne peut plus « doctoral » : « Comprendre le monde, c’est déjà le transformer » !

Voici l’interview de Dr. Erner pour Doctrix avec Dr. Poulain derrière la caméra.

Dr Beth E. Dawson, une anglaise très française à la communication du Groupe Orange !

Le Groupe Orange est connu dans le domaine des sciences humaines et sociales du fait de ses laboratoire de recherches Orange labs où beaucoup de doctorants font leur thèse, notamment sur les usages des technologies de communication (sans compter les docteurs en sciences dites dures). Mais Orange peut aussi recruter des docteurs sur des fonctions moins directement liées à la recherche car il est possible d’innover aussi dans ce domaine ! C’est ce que nous pouvons voir avec Dr. Beth E. Dawson.
Celle-ci débute des études de journalisme à l’Université de Huddersfield en 1991. Huddersfield est une ville située dans le Yorkshire de l’Ouest, au nord de l’Angleterre, entourée par Manchester, Leeds et Sheffield ! Puis, elle s’inscrit dans un master de communication d’entreprise à l’Université Sorbonne Nouvelle en 1996. En parallèle, elle travaille dans le journalisme à la radio des autoroutes et du tunnel sous la Manche 107.7 Mhz (Cette radio appartenait à Radio France à l’époque. Lire à ce sujet l’article de Charles Dargent sur le site internet du GRER).
Elle se lance ensuite dans une thèse en 1998 à l’Institut national d’étude du travail et d’orientation professionnelle (INETOP) du CNAM. Elle soutient donc une thèse en Sciences de l’information et de la communication intitulée « Approche interculturelle d’une représentation sociale : l’éducation, analyse et comparaison des conceptions de l’éducation chez les Français et les Britanniques entre 1997 et 2002 » sous la direction de Dr. Jean Guichard à l’Université Sorbonne Nouvelle en 2003.
Grâce à ses connaissances sur les problématiques de communication interculturelle notamment, elle entre en 2003 à Orange où elle est en charge dans un premier temps de la communication internationale :
– Responsable de la communication internationale au Groupe Orange international (2003-2007)
– Directrice de la communication interne et externe et relations fournisseurs dans le département achats du Groupe Orange (2007-2010)
– Directrice Communication dans le Département PME du Groupe Orange (2008 à aujourd’hui)
En parallèle, elle enseigne les relations publiques internationales, les relations avec les médias à l’ Université Américaine de Paris (2010 à aujourd’hui) et anime différentes formations :
– Communication consultant as Business Partner pour Melcrum
– Développer une stratégie internationale pour l’Institut sup du marketing
– Finances pour les non financiers pour DEMOS
– Leading a virtual team pour Orange
Elle répond aux questions de Sebastien Poulain pour Doctrix en expliquant notamment que le docteur n’est pas seulement un spécialiste, mais qu’il peut aussi être un généraliste…
Espérons qu’Orange va continuer à avoir « Un avenir d’avance » (slogan de 1988) en renforçant sa politique de recrutement de docteurs !

Dr Catherine Malaval, historienne des territoires stratégiques identitaires des entreprises

Qu’elles soient très anciennes ou très récentes, les entreprises ont besoin de savoir :
– d’où elles viennent,
– qui elles sont,
– vers quoi elles vont,
– comment elles peuvent entrer en interaction avec la société…
Dr Catherine Malaval est spécialiste de la question. Elle travaille sur l’expression et la valorisation des « territoires stratégiques identitaires » des organisations auprès de tous leurs publics. Pour cela, elle aide ses clients à mieux connaître leur identité historique dans le but de préparer une stratégie et l’accompagner. Cela passe par :
– des grands récits,
– la création d’images et de signes emblématiques,
– l’identification et la scénarisation de preuves,
– de la formation au langage de la marque,
– la rédaction de contenus,
– le pilotage et le déploiement de plans de communication tous médias.
Et cela se fait à travers l’utilisation de différents supports et dispositifs éditoriaux : presse, web, photographie, vidéos, réseaux sociaux…
C’est un travail stratégique d’équilibriste, alors comment Dr Catherine Malaval s’est lancée dans cette aventure ? Passionnée par la communication, elle a abordé cet objet pendant ses études sous trois angles :
– le journalisme à l’Ecole supérieure de journalisme de Paris entre 1987 et 1989,
– l’histoire entre 1989 et 1990 avec une maîtrise à l’Université Paris VII (un mémoire sur « La bienfaisance dans la presse française avant la révolution »)
– et la sociologie (avec une option information et communication) la même année et dans la même université.
Sa préférence va pour l’angle historico-économique. Sous la direction de Patrick Fridenson et de Michelle Perrot, elle fait donc un DEA d’histoire économique (toujours à l’Université Paris VII et entre 1990 et 1991) intitulé « La presse d’entreprise de Renault », publié en 1992 chez Cliomedia : « Renault à la une: La presse d’entreprise Renault depuis 1945 » grâce au financement de la Société d’histoire du Groupe Renault.
C’est sur cette thématique (mais en élargissant l’objet) et dans cette discipline (plus précisément, l’histoire spécialisé en science des organisations) qu’elle réalise, entre 1992 et 1999, à l’EHESS, et sous la direction de Patrick Fridenson, une thèse intitulée « De la tour d’ivoire à la maison de verre, histoire et identité de la presse des entreprises françaises, de la fin du XIXe siècle aux années 1970 » publiée aux éditions Belin en septembre 2001 sous le titre « La presse d’entreprise française au XXe siècle. Histoire d’un pouvoir ».
Il est possible de se faire une idée de son contenu à travers l’article « La presse d’entreprise, une mémoire de l’entreprise » publié dans la revue Communication et organisation en 1995.
En parallèle à sa thèse et en lien avec celle-ci (entre 1991 et 1996), Dr Catherine Malaval écrit en free lance des livres d’histoires sur L’Alsacienne, Caisse Centrale des Banques Populaires, Crédit Mutuel du Nord, EDF, Les Pates d’Alsace, Renault, Zodiac… publiés chez Cliomedia et Vetter éditions.
Avant la soutenance de sa thèse et grâce à son activité éditoriale prolifique, elle se fait recruter par l’agence de communication Creapress, fondée en 1985 par François Blanc, où elle crée et dirige le département Editions entre 1997 et 2005. Lorsque Creapress se fait racheter en 2002 par BBDO Corporate qui appartient à Omnicom Group, premier groupe de communication au monde, elle développe les éditions corporate de BBDO Corporate. En 2005, Eric Zajdermann, président de l’agence de communication corporate Strateus lui confie la structuration et le développement du pôle communication écrite. Après la fusion avec Lowe, en 2009, elle devient directrice générale de l’agence, en charge de Lowe Editorial, et développe les activités de contenus, écrits, visuels et audiovisuels. En 2010, elle devient Directrice générale de M&C Saatchi.Editorial et associée de M&C Saatchi.Corporate (l’agence anglaise célèbre qui avait mis au pouvoir Margaret Thatcher en 1979 !). Elle quitte ce poste en 2014 pour devenir consultante indépendante. Elle travaille aujourd’hui pour les Editions Tallandier où elle est conseiller littéraire notamment sur tous les sujets qui concernent les entreprises et les organisations. Dr Catherine Malaval tient à signaler aux lecteurs de Doctrix que Tallandier développe un département de sciences humaines et sociales !
Pour son travail pour des clients variés, elle a obtenu de très nombreux prix et récompenses. Renvoyons un à réseau social professionnel « bien connu » pour plus de précisions.
En plus des ouvrages liés à son DEA (sur Renault) et son doctorat (sur la presse d’entreprise) et ses activités professionnelles d’édition, elle a publié un ouvrage sur La Poste intitulé La Poste au pied de la lettre. Six ans d’enquête sur les mutations du courrier (Fayard, Paris, janvier 2010) et, plus tard une tribune intitulée « La Poste a un grand avenir, si elle le veut » (Slate, décembre 2013). Dr Catherine Malaval, qui a pu observer les vastes changements en cours, notamment le fait que dû aux NTIC, la « sacoche du facteur est en train de se vider ».
Notons d’ailleurs au passage que La Poste est une entreprise qui aime particulièrement les docteurs, et notamment les docteurs en histoire puisque ce groupe a permis à Doctrix d’interviewer Dr Sebastien Richez et Dr Patrick Marchand.
Dr Catherine Malaval a aussi publié un ouvrage plus polémique : La Bêtise économique (Perrin, juin 2008) dont nous avons déjà parlé, puisqu’en 2013 nous avions interviewé Dr Robert Zarader, co-auteur de l’ouvrage interdisciplinaire (Dr Catherine Malaval pour l’histoire, Dr Robert Zarader pour l’économie et la politique) qui a co-animé avec elle jusqu’en 2012 un blog issu de l’ouvrage. Comment ne pas recommander à l’avenir de telles associations de chercheurs pour :
– décrypter les problématiques actuelles,
– formuler des hypothèses innovantes,
– critiquer les sources d’informations,
– interpréter les faits,
– confronter des points de vue,
– et ainsi éclairer utilement le présent.
En 2008, ils publient aussi Du storytelling au « sorry-telling » aux éditions Communication sensible où ils inventent le concept de sorry telling.
La formation de chercheur de Dr Robert Zarader et Dr Catherine Malaval les pousse à plaider pour davantage d’analyse, d’objectivité, de contextualisation, d’auto-critique et de déontologie de la part :
– des médias et de leur audience (dont Dr Robert Zarader et Dr Catherine Malaval saluent la « maturité » le travail participatif et critique dans les commentaires d’article ou sur des blogs par exemple),
– des entreprises et des salariés,
– ou encore des économistes et des communicants.
L’objectif est de ne pas :
– se laisser avaler par les « événements » et « affaires »,
– étourdir par le « bruit médiatique »,
– assourdir par les effets de saturation communicationnels,
– étouffer par le story telling,
– illusionner par la désinformation virale,
– impressionner par l’audimat,
– pervertir par l’opinion, la croyance, les pulsions et l’émotion…
En mars 2014, et à partir de nouvelles recherches, Dr Catherine Malaval publie « On a toujours 20 ans » dans le n°39 « Générations » de la revue Medium (ex-Cahiers de médiologie) de Régis Debray où elle contribue à une réflexion épistémologique sur ce qu’est la contemporanéité, l’historiographie, et surtout la « génération ».
Mais l’article de Dr Catherine Malaval qui intéresse le plus Doctrix date de juillet 2010. Il est intitulé « Crises et entreprises°: toute une histoire°! » et provient du volume 19 du Magazine de la communication de crise et sensible (Communication sensible).
Dr Catherine Malaval débute son article en citant le film d’Alain Resnais « On connaît la chanson » avec la fameuse réplique sur la thèse portant « Les chevaliers paysans de l’an Mil au lac de Paladru » qui ne semble porter sur rien et qui n’intéresse personne. Dr Catherine Malaval pose donc la question de l’utilité de l’histoire et des sciences humaines pour la société, et plus précisément de l’histoire du « temps présent » (dont la reconnaissance universitaire est récente) pour les entreprises. Alors même que la revue Entreprise et Histoire a été créée en 1992 et que le militantisme et talent (trop exceptionnel selon Dr Catherine Malaval) de feu Dr Jacques Marseille et d’autres ont pu montrer l’intérêt et l’utilité de l’histoire des entreprises pour elles-mêmes.
Selon elle, les sciences humaines et sociales n’intéresseraient les entreprises que de façon temporaire, événementielle (à Davos, à la cité de la Réussite, dans les amphis de la Sorbonne…), intéressée, profitable, utilitariste, purement positive, festive, cérémonielle, commémorative, publicitaire… On peut notamment le voir à travers l’utilisation des concepts désormais traditionnels de gouvernance, éthique, développement responsable, responsabilité sociale… Dr Catherine Malaval y ajoute les notions de réputation, modèle, gènes, repères, image, valeurs. Mais, selon elle, il s’agit trop souvent de « faire l’inventaire des belles choses », cacher « leurs secrets de famille », les « moments sombres » (collaboration, colonisation, échecs commerciaux, accidents industriels…) et non d’« « autopsier°» le présent (celui qui voit par soi-même), selon le projet de Thucydide et des premiers historiens ».
Selon Dr Catherine Malaval, l’histoire peut être utile selon diverses modalités dans :
– le temps présent de la stratégie et du management des entreprises,
– la connaissance experte des cycles de croissance,
– la définition des valeurs qui fondent la réputation d’une entreprise,
– la prise de décision,
– l’analyse des risques,
– le décryptage des mutations d’un environnement…
Dr Catherine Malaval peut s’appuyer sur l’exemple de l’affaire Lu-Danone qu’elle a véritablement radiographiée avec Dr Robert Zarader dans « L’affaire LU°: autopsie d’une crise d’un nouveau type » publié en juin 2007 chez Communication sensible. Cette affaire a eu des effets retentissant. Selon Dr Robert Zarader et Dr Catherine Malaval, elle a aboutit à :
– la création d’un nouveau mode relationnel entre l’opinion et l’entreprise,
– une nouvelle place de l’entreprise dans la société,
– l’augmentation des obligations et des responsabilités des entreprises : économiques, sociales, éthiques, communicationnelles…
Ils en concluent que la complexité de ce type de cas rend utile et même nécessaire l’utilisation, donc le recrutement, de profils de docteurs en philosophie, économie, sociologie, science politique, communication… car ces derniers sont susceptibles de rendre compte des faits, de les analyser, de les critiquer, de les contextualiser, de trouver des solutions innovantes. A bon entendeur !

Voici l’interview de Dr Catherine Malaval réalisé par Sebastien Poulain :

Pour une version plus détaillée de cet article, c’est ici.

A propos de la reconnaissance du doctorat par les entreprises

Gaïa Universitas

imagesCA59PGTU On entend souvent les associations de doctorants (ou autres organisations chargées de promouvoir le doctorat) protester au sujet de la non-reconnaissance du titre et du diplôme de docteur dans les conventions collectives . D’après eux, cette reconnaissance permettrait une meilleure valorisation du titre de docteur et faciliterait donc l’embauche

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Dr Robert Zarader ou la bonne équation pour communiquer l’intérêt général

Doctrix cherche à mettre en lumière les Hommes de l’ombre. Or Robert Zarader l’est à double titre puisqu’il est à la fois docteur et conseiller en communication. S’il a fait des études d’histoire, il est surtout économiste puisqu’il a soutenu en 1982 une thèse intitulée Développement des nouvelles technologies et régulation des dépenses de santé (oui, les nouvelles technologies ont existé avant internet !) au sein de l’université Paris 13 (Paris-Nord) sous la direction du professeur d’économie Jean-Hervé Lorenzi. Par la suite, il devient rapidement assistant puis maitre de conférences au sein de cette même université où il dirige le Centre de recherche en économie industrielle (CREI) fondé en 1979 et où collaborent Jean-Marie Chevalier, Jacques Mazier, Jacques Mistral, Jean-Hervé Lorenzi, tous pionniers dans l’interaction entre universitaires/entreprises/industriels/administrations.

Si, à cette époque, l’économie de marché fait fortement dissensus à gauche et dans les universités, la société civile se montre demandeuse d’expertises de haut niveau sur les questions de politiques publiques de régulation liées aux privatisations, à la décentralisation, l’informatisation, la rationalisation… Ainsi, Robert Zarader travaille au ministère de l’Industrie et de la Recherche (1981-1985). Lire la suite »

Geneviève Fioraso et Dr Françoise Barré-Sinoussi à la conférence de presse des Assises nationales pour Doctrix

Lors de la conférence de presse des Assises nationales, le 26 novembre 2012, Madame la ministre Geneviève Fioraso et Dr Françoise Barré-Sinoussi (corécipiendaire du Prix Nobel de médecine avec Luc Montagnier et présidente du comité de pilotage des assises) répond à la journaliste Evelyne Jardin (PhD) sur la valorisation du diplôme de doctorat en France. Dr. Philippe Youkharibache, venu pour TCA Innov 24, en profite pour les relancer.

Jean-Marie Marx, directeur général de l’Apec

Contrairement à ce que son nom de famille pourrait laisser croire, Jean-Marie Marx n’est pas spécialiste de sciences humaines et sociales (Karl) ou cinéma (Groucho, Harpo, Chico, Gummo et Zeppo) ! En effet, il a plutôt fait des études d’ingénieur des ponts, des eaux et des forêts qui sont tout de même des lieux bien utiles à nos poètes ! Auparavant,  il a dirigé AGEFORIA (appelé OPCALIM depuis 2012) qui est l’organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) des industries alimentaires, de la coopération agricole et de l’alimentation en détail (boulangerie, charcuterie, détaillants et détaillants fabricants de la confiserie chocolaterie/ biscuiterie, pâtisserie et poissonnerie) qui gère la formation continue et qui est tout aussi indirectement utile à nos lettrés. Il avait aussi été directeur général adjoint, puis délégué, de l’ANPE entre 2000 et 2009, et conseiller de Martine Aubry (ministre de l’Emploi de 1997 à 2000). Il est encore connu pour avoir co-rédigé avec Bertrand Deumie et Sylvie Vidal le rapport intitulé « La formation professionnelle des demandeurs d’emploi »  pour Laurent Wauquiez  (secrétaire d’État chargé de l’Emploi de 2008 à 2010) publié en 2010.

Il nous explique que l’association APEC s’intéresse aux doctorants et docteurs car 80% des docteurs qui ont effectué leur doctorat en entreprise trouve un emploi en entreprise avec le statut cadre. De plus, du fait de ses missions élargies depuis un an, l’APEC s’occupe de l’insertion des jeunes diplômés. Elle est aussi intéressée par la possibilité d’améliorer la compétitivité et l’innovation des entreprises, ce qui passe par la formation par la recherche, donc le doctorat. Il semble enfin que certains doctorants et docteurs travaillent à l’APEC.

Il est interviewé  par Sebastien Poulain pour Doctrix le 13 décembre 2012, jour de la présentation de l’étude APEC-Deloitte que nous vous présentons ici.

Cédric Etienne Directeur développement activité conseil secteur public Afrique

Certains auraient imaginé que l’étude APEC Deloitte sur les compétences des chercheurs puissent être réalisée par les chercheurs eux-mêmes, mais ce n’est pas ce que nous annonce Cédric Etienne qui est responsable du développement de l’activité conseil secteur public en Afrique Francophone chez Deloitte Secteur Public depuis 2007, après avoir été manager à Eurogroup (2001-2006), chef de projet TNS SOFRES à Londres puis à Paris (1993-1999) et fait un Master of Arts l’université de Reading.

Beaucoup plus d’informations sur cette étude et l’histoire des études sur les compétences ici.

Clément Varenne, un doctorant pirate au service des étudiants

De la piraterie au syndicalisme, il n’y a qu’un pas que Clément Varenne fait en permanence. Il rédige une thèse intitulée « Piraterie et mentalité de raid dans la Méditerranée ancienne » depuis 2009 à l’Université Toulouse II Le Mirail sous la direction de Pierre Moret grâce à un Contrat Doctoral Unique de type 2, c’est-à-dire un contrat qui permet au doctorant d’effectuer des activités complémentaires (enseignement, valorisation de la recherche…) à sa thèse. Et justement aujourd’hui, il est responsable de la formation et de l’insertion au PRES Université de Toulouse.

En plus d’aider les étudiants à se former et s’insérer, Clément, qui prône un travail collectif, les représente et défend grâce à ces nombreux engagements : élu UNEF au Conseil Scientifique (2010-12), élu au collège doctoral de l’Université de Toulouse (2010-12), représentant des doctorants au Comité de concertation de site 2012 et représentant doctorant Midi-Pyrénées pour les assises de l’enseignement supérieur et la recherche 2012.

Il est interviewé par Sebastien Poulain le 27 novembre 2012 à la sortie des assises nationales de l’ESR.

David Vissière, un chef d’entreprise qui capte

David Vissière dirige SYSNAV, une entreprise high tech spécialisée dans les solutions de navigation sans GPS qui développe des capteurs. SYSNAV est née en octobre 2008, spin off du Ministère de la Défense et de MINES-ParisTech où David a effectué sa thèse en mathématiques appliquées sur le thème “Solution de guidage-navigation-pilotage pour véhicules autonomes hétérogènes en vue d’une mission collaborative” au Centre Automatique et Systèmes.

Dans le témoignage vidéo ci-dessous, il évoque les compétences acquises grâce à la formation par la recherche pour un ingénieur passé au préalable par une école prestigieuse, Polytechnique.

Le doctorant entrepreneur – Itw de David Vissière par MINES_ParisTech

Découvrez aussi le portrait de David Vissière (ingénieur-docteur) sur notre autre blog Doctrix.

Dr Kathleen Brown-Noblet coach en communication et cofondatrice d’Intexere

Kathleen Brown-Noblet a rédigé un doctorat intitulé Cette tentation illimitable de l’être:  Antonin Artaud and Ontology, décerné en 1999 sous la direction d’Eric Gans de l’University of California, Los Angeles (UCLA).

Depuis 2002, elle travaille comme coach en communication pour dirigeants et pour rédacteurs et rédacteurs techniques. Elle a accompagné des rédacteurs anglophones et bilingues et a préparé plusieurs PDG et dirigeants de sociétés du CAC 40 dans le cadre de leurs communications stratégiques et de leurs transitions internationales.

Elle enseigne, entre autres, les ressources humaines, la communication interculturelle, la communication en interne, le coaching et l’analyse des études de cas dans des écoles de commerce et des universités de la région parisienne.

En 2012, elle a fondé Intexere – qui signifie « retisser » – avec Anneliese Guérin Letendre. Intexere développe des ateliers qui ont pour objectif d’aider une équipe à redéfinir leurs processus de travail de façon créative, rapide et interactive. Ces ateliers ont déjà été mis en œuvre pour le compte du bureau du Directeur Général de l’UNESCO, pour la Direction Internationale de la CNP et pour le bureau du Secrétaire Général de l’OCDE.

Elle est interviewée par Sebastien Poulain le 16 juillet 2012 à Montrouge.

Vanessa Jérôme doctorante EE/LV Adjointe au Maire de Clamart et Conseillère communautaire à Sud de Seine pour Doctrix

Beaucoup de doctorantes et doctorants sont des agents doubles ! Ils étudient un « terrain » sur lequel ils font de l’« observation participante ». Ils sont donc à la fois observateurs et acteurs. Ils peuvent être salariés, adhérents, militants, élus, bénévoles… Cela leur permet d’engranger des informations inestimables car inaccessibles autrement : archives non ouvertes au grand public, documents internes et récents, échanges et observations privilégiés… Cette double activité est donc extrêmement enrichissante pour la recherche. Mais cette posture impose toute sorte de questions et problèmes méthodologiques :
– Où passe la frontière de ce que l’on peut dire ou ne pas dire dans sa thèse ?
– Faut-il prévenir chaque interlocuteur de terrain que la thèse est en cours ?
– Faut-il anonymiser chaque personne qu’elle soit connue ou pas au moment de rédiger la thèse ?
– Est-il possible de s’objectiver, c’est-à-dire de tenir des propos scientifiques sur soi et sur ses relations amicales, professionnelles… ?

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Julien Hering, papera et le doctorat

Julien Hering est docteur en neuroscience et entrepreneur.

Investi depuis longtemps dans la lutte contre la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche, il est membre du collectif PAPERA et webmaster du site. Il est aussi un fervent défenseur de la formation par la recherche.

Vous pouvez suivre les infos de Julien sur son compte Twitter et sur les dix comptes Scoop.it qu’il administre.

Dr Jean-Yves Le Deaut, député

Jean-Yves Le Déaut retrace son parcours doctoral en biochimie effectué à l’université de Strasbourg. Il présente « la rigueur » comme compétence phare développée par sa formation par la recherche.

Dans les actions à mettre en place pour revaloriser le doctorat, Dr Le Déaut propose :

  • de reconnaître le doctorat dans les conventions collectives ;
  • de reconnaître l’expérience acquise pendant le doctorat comme une expérience professionnelle et pas seulement comme une expérience académique ;
  • de proposer aux doctorants des formations à l’entrepreneuriat ;
  • de proposer un congé pour création d’entreprise ;
  • de faciliter l’accès des docteurs aux concours de la haute fonction publique ;
  • d’améliorer la visibilité des docteurs vis-à-vis des entreprises ;
  • de favoriser l’alternance y compris au niveau doctoral.

Côté politique, il est député de Meurthe-et-Moselle et vice président de l’OPECST. Dans le cadre de cet office, il a piloté l’ouvrage L’innovation à l’épreuve des peurs et des risques.

Pour les Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, M. le député Le Déaut a été missionné pour « faciliter les relations entre les acteurs des Assises et les parlementaires de manière à ce que les évolutions législatives rendues nécessaires par les conclusions de ces travaux soient mieux identifiées et préparées » (source : lettre de mission du Premier Ministre datée du 3 août 2012).

Dr Isabelle Tisserand experte en sécurité des patrimoines des grandes entreprises et institutions

En plus d’être professeure à l’Institut des Hautes Etudes Economiques et Commerciales (INSEEC), Isabelle Tisserand aide à gérer la sécurité des patrimoines  des grandes entreprises et institutions.

Elle a travaillé pour l’Organisation Mondiale de la Santé, le ministère de la recherche, Natixis… en tant qu’experte en sécurité. Il s’agit de créer des plans de continuité d’activités, des dispositifs de gestion de crises en cas de catastrophe majeure.

Elle a coordonné le Cercle Européen de la Sécurité des Systèmes d’Information, a fait partie du staff d’experts sécurité de la Commission Européenne et participe à des expertises pour l’Agence Nationale de la recherche française.

De ces travaux a découlé, en 2012, la publication de La prise en charge du choc en situation de crise, « Chocs en stock », chez l’harmattan.

Mais Isabelle Tisserand n’aide pas seulement nos grandes entreprises et institutions puisqu’elle a tout simplement publié en 2002 la première ethnographie sur le sujet de la révolution informatique de la nouvelle génération des Digital Natives – Hacking à coeur. Les enfants du numérique –  alors que l’internet grand public en était à ces balbutiements !

Tout cela grâce à quoi ? Grâce à une thèse en sciences sociales soutenue en 1992 (après 8 ans de travail) sur le sujet Contribution à l’étude la métallurgie du continent américain, à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et financée par le ministère de la recherche.

Plus d’informations ici : http://isabelletisserand.over-blog.com/

Interview réalisé le 7 février 2012 à Paris avec Sebastien Poulain.

Dr Nicole Belloubet, Vice Présidente ESR du Conseil régional Midi Pyrénées

Dr Nicole Belloubet a soutenu sa thèse portant sur « Pouvoir et relations hiérarchiques dans l’administration française » à  l’Université Paris 1 en 1990. Les conditions d’élaboration de son travail de recherche n’ont pas été simples car, à l’époque, N. Belloubet avait un poste d’assistante dans un centre de formation permanente, travaillant à temps plein avec deux enfants en bas âge. Le doctorat, c’était donc le soir, le week-end et pendant les « vacances ». Pas facile ! « Il m’a fallu beaucoup de volonté pour terminer », se souvient-elle. « En même temps, c’était passionnant d’aller au fond des choses, de brasser des idées et d’avoir l’occasion de rencontrer beaucoup de hauts fonctionnaires ». Son doctorat en poche, N. Belloubet enchaîne avec l’agrégation du 3e cycle dont elle sort 2e. En 1993, elle devient Maître de conférence. Son rêve, déclenché lors d’un cours d’histoire du droit à l’université de Sceaux, se réalise enfin.

Côté engagement politique, il démarre en 1983. En 1989, N. Belloubet se présente en tête de la liste Parti socialiste pour les élections municipales. Elle vit alors dans un village en banlieue parisienne. Perdante mais pas abattue, elle garde un goût prononcé pour « la chose publique ». D’ailleurs, elle deviendra recteur en 1997 et reverra à cette occasion, nombre de personnes qu’elle avait rencontrées pour son travail de doctorat.

N. Belloubet pense que les compétences des docteurs sont sous utilisées par les entreprises et dans la fonction publique, en France. « Il est nécessaire de faire lever les freins à l’emploi de ces diplômés. Des dispositifs existent (comme les Doctoriales), mais ils sont insuffisants », nous a-t-elle confié.

Dr Patrick Marchand, commissaire d’exposition à l’Adresse Musée de La Poste

Patrick Marchand est docteur en histoire depuis 2004. Il a écrit une thèse sur « Les maîtres de poste et le transport public en France 1700-1850 » sous la direction de Daniel Roche à l’Université Panthéon-Sorbonne en 12 ans et en étant salarié comme commissaire d’exposition à l’Adresse Musée de La Poste.

Il est interviewé par Sebastien Poulain le 16 février 2012 à l’Adresse et a choisi les capacités d’adaptation des docteurs comme qualité.

10 000 visites : cap franchi !!!

Champagne

Nous sommes ravis d’avoir franchi le cap des 10 000 visites sur ce blog (autant que le nombre de soutenances par an en France !). Nous sortons quelque peu épuisés par les deux élections pendant lesquelles nous avons cherché à valoriser le doctorat et les docteurs qui se sont présentés (recalés, ballotés et élus).

Nous remercions nos interviewés et particulièrement Marc Lipinski (très présent dans la campagne de Lucile Schmid, candidate malheureuse face à Dr André Santini), notre premier docteur homme politique interviewé. Mention spéciale à Maelle Flot et Emmanuel Davidenkoff qui nous ont proposé d’héberger Doctrix (déjà 13 000 visites !) sur leur plateforme de blogs EducPros.

Si vous vous intéressez à l’histoire, nous avons déjà levé le voile sur la rencontre des deux co-créateurs et animateurs de Doctrix, Evelyne Jardin et Sebastien Poulain (voir les coulisses).

So you know what ? We are happy ! Et sachez que vous êtes les bienvenus pour réagir, participer et collaborer avec nous.

Résultats du 2nd tour de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Politique fiction

Si les citoyens de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine avaient élu un grand électeur par ville ou morceau de ville (donc 4 : Vanves, Issy-les-Moulineaux, Boulogne sud, bas de Meudon), et si ces 4 grands électeurs avaient été les seuls à pouvoir élire le député de la circonscription, alors Lucile Schmid (Europe Ecologie – Les Verts soutenue par le PS) aurait été élue car elle a gagné le 2nd tour à Vanves (53,81% soit 5 855 voix), Boulogne (54,30% soit 1 886 voix) et Meudon (50,18% soit 1 665 voix).

Cette victoire aurait été un « exploit » puisqu’il n’y a jamais eu de parlementaire Vert dans les Hauts de Seine en dehors Dr André Gattolin, sénateur élu depuis le 25 septembre 2011. Les derniers députés PS dans les Hauts-de-Seine remontent, quant à eux, à 1993 : Michel Sapin puis Michel Thauvin à partir de 1991 dans la 4ème circonscription (cantons de Nanterre-Nord, Sud-Est, Sud-Ouest et Suresnes) et Philippe Bassinet dans la 11ème circonscription (Bagneux, Malakoff, Montrouge). Ils sont 4 depuis le 17 juin  : Julie Sommaruga dans la 11ème circonscription, Alexis Bachelay dans la 1ère circonscription, Dr Sébastien Pietrasanta dans la 2ème circonscription (Canton de Colombes-Sud, d’Asnières-sur-Seine-Nord et d’Asnières-sur-Seine-Sud) et Jean-Marc Germain dans la 11ème circonscription (Cantons de Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson).

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Résultats du 1er tour de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Le Parti Socialiste aura-t-il la majorité à lui seul ? Les sondeurs parlent de vote de « confirmation » voire d’« amplification » au 2nd tour. IFOP, IPSOS, CSA donnent une majorité absolue au PS (plus les alliés PRG et MRC) avec entre 287 sièges pour le CSA et 332 pour l’IFOP (la majorité absolue se situe à 289 sièges). Avec Europe Ecologie – Les Verts et le Front de Gauche, l’hypothèse basse est à 308 députés pour le CSA, 318 pour l’IFOP, 324 pour IPSOS et l’hypothèse haute 358 pour le CSA, 362 pour l’IFOP, 364 pour IPSOS (à lire, pendant l’été, les ouvrages de Garrigou, Hubé, Blondiaux, Champagne sur les sondages pour un regard critique). Ce serait beaucoup plus qu’en 1997 où la gauche l’avait emporté avec 309 sièges, mais moins que la droite en 2007 qui l’a emporté avec 343 sièges.

Pour ce qui concerne le département des Hauts-de-Seine, Lire la suite »

Fabienne Gambiez candidate aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Doctrix n’a pu obtenir un interview filmé de Fabienne Gambiez. Mais cette candidate du « Centre pour la France » pour la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine (qui fait partie de la centaine de circonscriptions incertaines car on s’y bouscule au centre) nous a promis d’exaucer notre vœu dans le cas où elle parviendrait au 2nd tour. Par ailleurs, elle a accepté de répondre par mail à certaines de nos questions comme vous le verrez plus bas.

Pour la présenter rapidement, elle travaille dans le marketing et est responsable d’étude à BVA Healthcare depuis 1996 Lire la suite »

Gautier Knittel candidat aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Quoi d’étonnant à ce que des pirates utilisent un filet pour pêcher des électeurs ? On oublie trop souvent (même pendant Rolland Garros) que « net » donc « internet » signifie réseau et filet. L’usage d’Internet n’est-il pas une méthode plus rapide et furtive de conquérir le monde, malgré tout l’hydrodynamisme des drakkars et le talent des raffinés Vikings qui avaient déjà plus que visité des territoires allant des alentours de la mer Noire et de la mer Caspienne au Maroc etla Sicileen passant par l’Irlande, l’Islande le Groenland et même Vinland ?!

Le Parti Pirate – fondé le jour de la fête de la musique de 2006 et à la veille du vote de la loi relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information dite DADVSI Lire la suite »

Lysiane Alezard candidate aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Lysiane Alezard est une résistante pacifiste, une qualité minimum pour espérer gagner les législatives dans la 10ème circonscription et même survivre, puisque le local du PCF/Front de gauche a été attaqué plusieurs fois pendant la campagne. Pour se donner du courage, rien ne vaut habiter rue de l’Abbé Derry du nom d’un célèbre Isséen : Roger Derry. Celui-ci fut militant de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, séminariste à Saint-Sulpice (Issy-les-Moulineaux). Au début de 2nde GM, il devient aumônier de la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine et de la 40ème Division d’Infanterie. Après la défaite de la France, il entre en résistance. Malheureusement il est dénoncé, arrêté le 9 octobre 1941, interrogé, torturé, déporté, condamné à mort à Düsseldorf le 1er septembre 1943 et décapité à Cologne le 15 octobre 1943.

Si ces faits touchent particulièrement Lysiane Alezard, c’est que plusieurs membres de sa famille – juifs, communistes, résistants – ont été déportés. Lire la suite »

Dr André Santini candidat aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Le Santini (Le Cherche-Midi, 2011) est tout aussi reconnu et récompensé pour ses actions en matière d’innovation réalisées dans la ville d’Issy-les-Moulineaux (et au-delà) que pour son humour pour lequel ce spécialiste de droit fiscal n’hésite pas à plaider (Mieux vaut en rire : défense et illustration de l’humour en politique, Albin Michel, 1995) car c’est souvent le seul moyen de maintenir éveillés ses collègues parlementaires après une nuit d’amendements et le seul moyen de les pousser à sortir du fameux « politiquement correct » lié au conformisme social (De tabou à boutade : le véritable dictionnaire du politiquement correct, Michel Lafon, 1996) !

Le lien entre ces deux « compétences » – humour et innovation – est rarement envisagé pourtant l’on peut imaginer à l’origine de ces talents un trait de caractère personnel, approfondi lors d’un travail de doctorat. Car il se trouve qu’André Santini est docteur ! Lire la suite »

Laurent Pieuchot candidat aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Si Vincent Peillon aurait pu être importateur de saumon, Laurent Pieuchot aurait pu devenir agent de nettoyage puisqu’il l’a été à l’âge de 17 ans ! Mais c’était sans compter les cours du soir qu’il a suivi à Paris puis des études à Berkeley qui lui ont permis de devenir économiste en aménagement du territoire et gestion des collectivités locales.

Les cours du soir ont donc porté leurs fruits, en lui permettant d’obtenir des responsabilités au sein d’un établissement de « cours du soir » bien connu : le Conservatoire national des arts et métiers. Lire la suite »

Lucile Schmid candidate aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Bien que Lucile Schmid ait fait des études classiques pour entrer en politique et dans la haute administration (IEP + ENA), elle a débuté par une licence en littérature et en a conservé le goût pour la littérature et la réflexion. Elle a d’ailleurs participé à plusieurs publications collectives (comme Le bruit du tic-tac. Manifeste pour une génération qui s’engage, Robert Laffont, 2000) et est membre du comité de rédaction de la revue « personnaliste » (3ème voie humaniste entre le capitalisme libéral et le marxisme) Esprit fondée en 1932 par le philosophe « non-conformiste » Emmanuel Mounier pour faire face à la « crise de l’homme au XXe siècle » ! Elle a écrit plusieurs ouvrages liés à son engagement politique sur l’égalité et la parité homme/femme (Une femme au pays des hommes politiques, Flammarion, 2003, L’Égalité en danger ?, Bourin, 2006, Parité circus, Calmann-Lévy, 2008) Lire la suite »

Dr Vincent Peillon ministre de l’éducation nationale

Le nouveau ministre de l’éducation aurait pu être importateur de saumon norvégien puisqu’il l’a été pendant ces années étudiantes ! Mais l’ascendance de sa mère a pris le pas sur celle de son père, banquier communiste. Françoise Blum fut directrice de recherche à l’Inserm spécialiste en physiopathologie de l’hypophyse et de la prolactine. Elle était elle-même fille du professeur Léon Blum spécialiste de la physiopathologie rénale, ainsi que soeur de l’économiste Suzanne de Brunhoff (CNRS) et d’Etienne Blum. Ce dernier est connu sous le nom d’Étienne-Émile Baulieu depuis son engagement au sein du Front Patriotique de la Jeunesse en 1944 et surtout connu pour ces tavaux sur les hormones stéroïdes et leurs antagonistes dans la reproduction, le vieillissement, les cancers et le système nerveux.

Des capitaux culturels et symboliques non négligeables pour passer l’agrégation et réaliser une thèse soutenue à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne à l’âge de 32 ans (1992). Lire la suite »

Dr Samia Soultani-Vigneron secrétaire nationale UMP à l’enseignement technique supérieur et candidate aux législatives

Comme Doctrix, le blog de Samia Soultani-Vigneron porte une grande attention au parcours estudiantin et professionnel des politiques puisqu’on peut y trouver publié le 30 avril 2012 un article comparatif des trajectoires de François Hollande et Nicolas Sarkozy !

Il faut dire que Samia Soultani-Vigneron a été nommée secrétaire nationale en charge de l’enseignement technique supérieur au sein de l’UMP en février 2011. Elle-même est diplômée de l’Ecole Supérieure des Industries Alimentaires de Tunis et a rédigé une thèse portant sur les Biotechnologies et Industries alimentaires à l’École nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires (ENSAIA) Institut national polytechnique de Lorraine (INPL) à Nancy Lire la suite »

Dr Pierre Albertini professeur, maire, député, juge du Modem vante la rigueur et le sens de la mesure des docteurs

Pierre Albertini a publié une thèse (réalisée en 5 ans) sous le titre « Le Droit de dissolution et les systèmes constitutionnels français » aux PUF en 1978. Grâce à cette thèse, il est devenu professeur des universités à Rouen,  membre de l’Institut français des sciences administratives et de l’Association française des constitutionnalistes.

En parallèle à sa carrière universitaire, il a été vice-président du conseil régional de Haute-Normandie de 1992 à 1994, et surtout député la deuxième circonscription de la Seine-Maritime de 1993 à 2007 et maire de Mont-Saint-Aignan de 1983 à 2001 et de Rouen de 2001 à 2008.

Il a aussi présidé l’association des villes universitaires françaises (AVUF) de 1994 à 2008, été vice-président du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) à partir de 2002 et juge titulaire à la Haute cour de justice de 2002 à 2007.

Il a été partisan de l’UDF, puis Centriste indépendant à partir de 2007 et a rejoint le premier cercle de François Bayrou en 2007 et 2012.

L’interview est réalisé par Sebastien Poulain à Paris le 17 février 2012.