Dr André Santini candidat aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Le Santini (Le Cherche-Midi, 2011) est tout aussi reconnu et récompensé pour ses actions en matière d’innovation réalisées dans la ville d’Issy-les-Moulineaux (et au-delà) que pour son humour pour lequel ce spécialiste de droit fiscal n’hésite pas à plaider (Mieux vaut en rire : défense et illustration de l’humour en politique, Albin Michel, 1995) car c’est souvent le seul moyen de maintenir éveillés ses collègues parlementaires après une nuit d’amendements et le seul moyen de les pousser à sortir du fameux « politiquement correct » lié au conformisme social (De tabou à boutade : le véritable dictionnaire du politiquement correct, Michel Lafon, 1996) !

Le lien entre ces deux « compétences » – humour et innovation – est rarement envisagé pourtant l’on peut imaginer à l’origine de ces talents un trait de caractère personnel, approfondi lors d’un travail de doctorat. Car il se trouve qu’André Santini est docteur ! En plus d’être diplômé diplômé d’études supérieures de sciences politiques, de l’IEP de Paris, l’INALCO en japonais et l’IHEI !

Nous l’avons déjà dit sur Doctrix, l’innovation est une obligation pour le doctorant dont le travail doit se distinguer de ce qui a été fait auparavant. Le doctorant est toujours dans la projection, les hypothèses, conjectures donc la recherche de la nouveauté. C’est ainsi qu’André Santini publie dès 1985 un livre intitulé Sécurité, enjeu public no 1 (Carrère-Lafon) et fait d’Issy-les-Moulineaux une ville numérique quand certains pensaient qu’Internet étaient une « entreprise de net-toyage » !

Le lien entre l’humour et le doctorat est cependant plus difficile à faire puisque le doctorat est plus réputé pour être le temple du sérieux, de la recherche de la vérité, de la science, loin des docteurs Knock et autres Diaphoirus ! Pourtant, l’humour – loin d’être monopolisé par les docteurs ! – peut naître de la capacité à l’autocritique (proche de l’autodérision), mais aussi de la capacité à manier les concepts, les idées, les mots et faire des liens entre des éléments qui ne semblent pas en avoir en apparence. La thèse est un jeu intellectuel de haut niveau, au même titre que l’humour, car il est difficile d’obliger les gens à rire, surtout en politique où l’ironie est une arme de destruction massive (exemple « Je me demande si l’on n’en a pas trop fait pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu’on en ait fait autant pour Giscard. » dixit André Santini en 1996) ! L’humour est encore mieux servi lorsqu’il s’inspire de la culture générale, et notamment de Clémenceau ou Churchill qu’André Santini aime lire et citer.

Cet humour était nécessaire pour relativiser les choses lorsque sa thèse de droit de 1 000 pages sur Le régime fiscal des sociétés étrangères en droit comparé, effectuée en 10 ans, récompensée par son jury de thèse et un prix, n’a trouvé un éditeur que difficilement (A. Pedone, 1985) , l’obligeant à réduire de moitié le nombre de pages et à utiliser la somme obtenue grâce à son prix pour en financer l’édition (C’est regrettable mais souvent le seul modèle économique pour la publication scientifique en droit.). Vingt ans plus tôt, il avait déjà eu du mal à intéresser les éditeurs pour publier un mémoire sur un sujet moins ardu mais peu connu voire tabou : le financement de la presse privée par les finances publiques (L’Aide de l’État à la presse, PUF, 1965) repris 25 ans plus tard dans L’État et la presse (Litec, 1990).

Ainsi c’est en fréquentant la subversion estudiantine qu’il a eu le plus de plaisir : il a été Maitre de conférences pendant 10 ans. Et c’est seulement après qu’il publiera des ouvrages plus légers, mais à gros tirages cette fois !

En tout cas, ce qui a été réalisé au plus haut niveau scientifique dans l’enseignement supérieur et la recherche semble pouvoir trouver quelques applications au niveau de la politique pour éviter qu’il n’y ait que des experts (Des vessies et des lanternes – Pour en finir avec la république des experts, éditions no 1, 2000), des animaux (Bestiaire politique : le carnaval des animaux, Plon, 2002) ou des imbéciles qui nous gouvernent (Ces imbéciles qui nous gouvernent, Calmann-Lévy, 1998). Dr André Santini a été cadre du Parti social-démocrate, de Force démocrate, de l’UDF, et est aujourd’hui vice-président du Nouveau Centre. Il est devenu un acteur politique incontournable compte-tenu de la traduction de son CV universitaire et CV politique au niveau :

– municipal (maire d’Issy depuis 1980 après avoir été adjoint au maire de Courbevoie puis d’Issy) ;

– départemental (vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, président de la communauté d’agglomération Arc de Seine, co-président du syndicat mixte de l’île Saint-Germain, vice-président du Syndicat mixte des Coteaux et du Val de Seine) ;

– régional (conseiller régional d’Île-de-France, président du Syndicat des eaux d’Ile-de-France depuis 1983, président de la Société du Grand Paris) ;

– national (député de la 10e circonscription depuis 1988, secrétaire d’État aux rapatriés, ministre délégué chargé dela Communication, secrétaire d’État chargé de la fonction publique, président dela Fédération nationale des sociétés d’économie mixte, président-fondateur du Forum pour la gestion des villes et collectivités territoriales, président du Mouvement national des élus locaux, président de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe, président de l’Association des villes marraines de bâtiments de guerre) ;

– international (président du réseau Global Cities Dialogue et fait partie de groupes d’amitié avec l’Arménie, la Chine, l’Iran, Cuba, la Corée du Sud de l’Assemblée nationale).

Aux élections législatives, il avait obtenu au 1er tour 44,95% des voix en 1988, 47,86 % (soit 19 966 voix) en 2007 et au 2nd tour 52,30% en 1988, 56,22 % (soit 20 031) en 1997, 59,57% (soit 20 616 voix) en 2002, 55,90% (soit 20 741 voix) en 2007, ce qui, en principe, peut fonder quelques espoirs ! Pourtant, un docteur doit rester modeste, surtout en politique où rien n’est jamais facile et joué d’avance. D’autant plus qu’actuellement André Santini (http://www.andre-santini.fr/) doit, avec l’aide de sa suppléante Françoise Saimpert (journaliste, militante UMP, adjointe au maire de Vanves où elle est chargée de l’animation, la vie associative, le jumelage et la participation locale), faire face à la percée du PS aux présidentielles et à 11 challengers (deux de moins qu’en 2007) issus de toutes les tendances politiques (y compris au centre).

L’interview est réalisé le 24 mai 2012 par Sebastien Poulain dans le sous sol de l’ancienne annexe du Notre-Dame des Oiseaux où la caméra de Doctrix fait pâle figure mais reste efficace : la salle cyberdémocratique du conseil municipal d’Issy-les-Moulineaux.

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