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Vanessa Jérôme doctorante EE/LV Adjointe au Maire de Clamart et Conseillère communautaire à Sud de Seine pour Doctrix

Beaucoup de doctorantes et doctorants sont des agents doubles ! Ils étudient un « terrain » sur lequel ils font de l’« observation participante ». Ils sont donc à la fois observateurs et acteurs. Ils peuvent être salariés, adhérents, militants, élus, bénévoles… Cela leur permet d’engranger des informations inestimables car inaccessibles autrement : archives non ouvertes au grand public, documents internes et récents, échanges et observations privilégiés… Cette double activité est donc extrêmement enrichissante pour la recherche. Mais cette posture impose toute sorte de questions et problèmes méthodologiques :
– Où passe la frontière de ce que l’on peut dire ou ne pas dire dans sa thèse ?
– Faut-il prévenir chaque interlocuteur de terrain que la thèse est en cours ?
– Faut-il anonymiser chaque personne qu’elle soit connue ou pas au moment de rédiger la thèse ?
– Est-il possible de s’objectiver, c’est-à-dire de tenir des propos scientifiques sur soi et sur ses relations amicales, professionnelles… ?

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Dr Nicole Belloubet, Vice Présidente ESR du Conseil régional Midi Pyrénées

Dr Nicole Belloubet a soutenu sa thèse portant sur « Pouvoir et relations hiérarchiques dans l’administration française » à  l’Université Paris 1 en 1990. Les conditions d’élaboration de son travail de recherche n’ont pas été simples car, à l’époque, N. Belloubet avait un poste d’assistante dans un centre de formation permanente, travaillant à temps plein avec deux enfants en bas âge. Le doctorat, c’était donc le soir, le week-end et pendant les « vacances ». Pas facile ! « Il m’a fallu beaucoup de volonté pour terminer », se souvient-elle. « En même temps, c’était passionnant d’aller au fond des choses, de brasser des idées et d’avoir l’occasion de rencontrer beaucoup de hauts fonctionnaires ». Son doctorat en poche, N. Belloubet enchaîne avec l’agrégation du 3e cycle dont elle sort 2e. En 1993, elle devient Maître de conférence. Son rêve, déclenché lors d’un cours d’histoire du droit à l’université de Sceaux, se réalise enfin.

Côté engagement politique, il démarre en 1983. En 1989, N. Belloubet se présente en tête de la liste Parti socialiste pour les élections municipales. Elle vit alors dans un village en banlieue parisienne. Perdante mais pas abattue, elle garde un goût prononcé pour « la chose publique ». D’ailleurs, elle deviendra recteur en 1997 et reverra à cette occasion, nombre de personnes qu’elle avait rencontrées pour son travail de doctorat.

N. Belloubet pense que les compétences des docteurs sont sous utilisées par les entreprises et dans la fonction publique, en France. « Il est nécessaire de faire lever les freins à l’emploi de ces diplômés. Des dispositifs existent (comme les Doctoriales), mais ils sont insuffisants », nous a-t-elle confié.


Résultats du 2nd tour de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Politique fiction

Si les citoyens de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine avaient élu un grand électeur par ville ou morceau de ville (donc 4 : Vanves, Issy-les-Moulineaux, Boulogne sud, bas de Meudon), et si ces 4 grands électeurs avaient été les seuls à pouvoir élire le député de la circonscription, alors Lucile Schmid (Europe Ecologie – Les Verts soutenue par le PS) aurait été élue car elle a gagné le 2nd tour à Vanves (53,81% soit 5 855 voix), Boulogne (54,30% soit 1 886 voix) et Meudon (50,18% soit 1 665 voix).

Cette victoire aurait été un « exploit » puisqu’il n’y a jamais eu de parlementaire Vert dans les Hauts de Seine en dehors Dr André Gattolin, sénateur élu depuis le 25 septembre 2011. Les derniers députés PS dans les Hauts-de-Seine remontent, quant à eux, à 1993 : Michel Sapin puis Michel Thauvin à partir de 1991 dans la 4ème circonscription (cantons de Nanterre-Nord, Sud-Est, Sud-Ouest et Suresnes) et Philippe Bassinet dans la 11ème circonscription (Bagneux, Malakoff, Montrouge). Ils sont 4 depuis le 17 juin  : Julie Sommaruga dans la 11ème circonscription, Alexis Bachelay dans la 1ère circonscription, Dr Sébastien Pietrasanta dans la 2ème circonscription (Canton de Colombes-Sud, d’Asnières-sur-Seine-Nord et d’Asnières-sur-Seine-Sud) et Jean-Marc Germain dans la 11ème circonscription (Cantons de Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson).

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Résultats du 1er tour de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Le Parti Socialiste aura-t-il la majorité à lui seul ? Les sondeurs parlent de vote de « confirmation » voire d’« amplification » au 2nd tour. IFOP, IPSOS, CSA donnent une majorité absolue au PS (plus les alliés PRG et MRC) avec entre 287 sièges pour le CSA et 332 pour l’IFOP (la majorité absolue se situe à 289 sièges). Avec Europe Ecologie – Les Verts et le Front de Gauche, l’hypothèse basse est à 308 députés pour le CSA, 318 pour l’IFOP, 324 pour IPSOS et l’hypothèse haute 358 pour le CSA, 362 pour l’IFOP, 364 pour IPSOS (à lire, pendant l’été, les ouvrages de Garrigou, Hubé, Blondiaux, Champagne sur les sondages pour un regard critique). Ce serait beaucoup plus qu’en 1997 où la gauche l’avait emporté avec 309 sièges, mais moins que la droite en 2007 qui l’a emporté avec 343 sièges.

Pour ce qui concerne le département des Hauts-de-Seine, (suite…)


Lysiane Alezard candidate aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Lysiane Alezard est une résistante pacifiste, une qualité minimum pour espérer gagner les législatives dans la 10ème circonscription et même survivre, puisque le local du PCF/Front de gauche a été attaqué plusieurs fois pendant la campagne. Pour se donner du courage, rien ne vaut habiter rue de l’Abbé Derry du nom d’un célèbre Isséen : Roger Derry. Celui-ci fut militant de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, séminariste à Saint-Sulpice (Issy-les-Moulineaux). Au début de 2nde GM, il devient aumônier de la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine et de la 40ème Division d’Infanterie. Après la défaite de la France, il entre en résistance. Malheureusement il est dénoncé, arrêté le 9 octobre 1941, interrogé, torturé, déporté, condamné à mort à Düsseldorf le 1er septembre 1943 et décapité à Cologne le 15 octobre 1943.

Si ces faits touchent particulièrement Lysiane Alezard, c’est que plusieurs membres de sa famille – juifs, communistes, résistants – ont été déportés. (suite…)


Laurent Pieuchot candidat aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Si Vincent Peillon aurait pu être importateur de saumon, Laurent Pieuchot aurait pu devenir agent de nettoyage puisqu’il l’a été à l’âge de 17 ans ! Mais c’était sans compter les cours du soir qu’il a suivi à Paris puis des études à Berkeley qui lui ont permis de devenir économiste en aménagement du territoire et gestion des collectivités locales.

Les cours du soir ont donc porté leurs fruits, en lui permettant d’obtenir des responsabilités au sein d’un établissement de « cours du soir » bien connu : le Conservatoire national des arts et métiers. (suite…)


Lucile Schmid candidate aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Bien que Lucile Schmid ait fait des études classiques pour entrer en politique et dans la haute administration (IEP + ENA), elle a débuté par une licence en littérature et en a conservé le goût pour la littérature et la réflexion. Elle a d’ailleurs participé à plusieurs publications collectives (comme Le bruit du tic-tac. Manifeste pour une génération qui s’engage, Robert Laffont, 2000) et est membre du comité de rédaction de la revue « personnaliste » (3ème voie humaniste entre le capitalisme libéral et le marxisme) Esprit fondée en 1932 par le philosophe « non-conformiste » Emmanuel Mounier pour faire face à la « crise de l’homme au XXe siècle » ! Elle a écrit plusieurs ouvrages liés à son engagement politique sur l’égalité et la parité homme/femme (Une femme au pays des hommes politiques, Flammarion, 2003, L’Égalité en danger ?, Bourin, 2006, Parité circus, Calmann-Lévy, 2008) (suite…)


Dr Vincent Peillon ministre de l’éducation nationale

Le nouveau ministre de l’éducation aurait pu être importateur de saumon norvégien puisqu’il l’a été pendant ces années étudiantes ! Mais l’ascendance de sa mère a pris le pas sur celle de son père, banquier communiste. Françoise Blum fut directrice de recherche à l’Inserm spécialiste en physiopathologie de l’hypophyse et de la prolactine. Elle était elle-même fille du professeur Léon Blum spécialiste de la physiopathologie rénale, ainsi que soeur de l’économiste Suzanne de Brunhoff (CNRS) et d’Etienne Blum. Ce dernier est connu sous le nom d’Étienne-Émile Baulieu depuis son engagement au sein du Front Patriotique de la Jeunesse en 1944 et surtout connu pour ces tavaux sur les hormones stéroïdes et leurs antagonistes dans la reproduction, le vieillissement, les cancers et le système nerveux.

Des capitaux culturels et symboliques non négligeables pour passer l’agrégation et réaliser une thèse soutenue à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne à l’âge de 32 ans (1992). (suite…)


Législatives : Dr Christophe Premat suppléant PS

Sebastien Poulain : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre doctorat, en précisant ce qu’il vous a apporté ?

Christophe Premat : Je suis chercheur associé au centre Émile Durkheim et responsable de la coopération linguistique et éducative à  l’Institut français de Suède.

J’ai obtenu un doctorat de sciences politiques en 2008 dont le sujet portait sur « La pratique du référendum local en France et en Allemagne ». Ce doctorat m’a permis de mener des enquêtes sur le fonctionnement de la démocratie locale dans deux pays de culture politique et administrative différente. J’ai acquis des méthodologies spécifiques (croisement entre méthodes quantitatives et qualitatives) et ce doctorat m’a apporté une réflexion solide. Le doctorat est une aventure intellectuelle et psychologique et il importe d’aller jusqu’au bout pour mesurer la trajectoire.

Je suis engagé dans un parcours militant puisque je suis suppléant de la candidate socialiste Axelle Lemaire pour les législatives de 2012 (3e circonscription des Français de l’étranger). Je différencie les deux parcours même s’ils se complètent utilement : la posture intellectuelle relativise la posture militante, (suite…)


Dr Bertrand Monthubert, le doctorat & la politique

Suite de l’interview de Bertrand Monthubert, mathématicien et Professeur à l’université de Toulouse. Il s’exprime sur les apports de sa formation par la recherche dans sa façon de concevoir la politique.


Dr Bertrand Monthubert, secrétaire national du Parti Socialiste

Bertrand Monthubert est docteur en mathématiques et Professeur à l’université Paul Sabatier de Toulouse.

Membre du Parti Socialiste depuis 1993, il déclare sur son site « j’y suis rentré au moment du désastre en considérant que rien ne servait de critiquer à l’extérieur, il fallait agir à l’intérieur ». En 2003, Alain Trautmann le contacte pour créer le site Internet de ce qui allait devenir Sauvons la Recherche (SLR). En 2006, il devient président de SLR.

Initiateur du forum des idées qui s’est déroulé en mai dernier à Toulouse, il est secrétaire national de l’enseignement supérieur et de la recherche au Parti Socialiste et brigue la présidence de l’université Paul Sabatier. Sur son site de campagne et le compte Twitter associé, vous trouverez son programme pour l’université toulousaine. Vous pouvez aussi suivre son compte Twitter : @b_monthubert

Il a été interviewé par Evelyne Jardin à Toulouse dans les coulisses de Futurapolis, le 12 février 2012.

Le doctorat et la fonction publique