Les interviews de Dr investis en politique

Clément Varenne, un doctorant pirate au service des étudiants

De la piraterie au syndicalisme, il n’y a qu’un pas que Clément Varenne fait en permanence. Il rédige une thèse intitulée « Piraterie et mentalité de raid dans la Méditerranée ancienne » depuis 2009 à l’Université Toulouse II Le Mirail sous la direction de Pierre Moret grâce à un Contrat Doctoral Unique de type 2, c’est-à-dire un contrat qui permet au doctorant d’effectuer des activités complémentaires (enseignement, valorisation de la recherche…) à sa thèse. Et justement aujourd’hui, il est responsable de la formation et de l’insertion au PRES Université de Toulouse.

En plus d’aider les étudiants à se former et s’insérer, Clément, qui prône un travail collectif, les représente et défend grâce à ces nombreux engagements : élu UNEF au Conseil Scientifique (2010-12), élu au collège doctoral de l’Université de Toulouse (2010-12), représentant des doctorants au Comité de concertation de site 2012 et représentant doctorant Midi-Pyrénées pour les assises de l’enseignement supérieur et la recherche 2012.

Il est interviewé par Sebastien Poulain le 27 novembre 2012 à la sortie des assises nationales de l’ESR.


Vanessa Jérôme doctorante EE/LV Adjointe au Maire de Clamart et Conseillère communautaire à Sud de Seine pour Doctrix

Beaucoup de doctorantes et doctorants sont des agents doubles ! Ils étudient un « terrain » sur lequel ils font de l’« observation participante ». Ils sont donc à la fois observateurs et acteurs. Ils peuvent être salariés, adhérents, militants, élus, bénévoles… Cela leur permet d’engranger des informations inestimables car inaccessibles autrement : archives non ouvertes au grand public, documents internes et récents, échanges et observations privilégiés… Cette double activité est donc extrêmement enrichissante pour la recherche. Mais cette posture impose toute sorte de questions et problèmes méthodologiques :
– Où passe la frontière de ce que l’on peut dire ou ne pas dire dans sa thèse ?
– Faut-il prévenir chaque interlocuteur de terrain que la thèse est en cours ?
– Faut-il anonymiser chaque personne qu’elle soit connue ou pas au moment de rédiger la thèse ?
– Est-il possible de s’objectiver, c’est-à-dire de tenir des propos scientifiques sur soi et sur ses relations amicales, professionnelles… ?

(suite…)


Julien Hering, papera et le doctorat

Julien Hering est docteur en neuroscience et entrepreneur.

Investi depuis longtemps dans la lutte contre la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche, il est membre du collectif PAPERA et webmaster du site. Il est aussi un fervent défenseur de la formation par la recherche.

Vous pouvez suivre les infos de Julien sur son compte Twitter et sur les dix comptes Scoop.it qu’il administre.


Dr Jean-Yves Le Deaut, député

Jean-Yves Le Déaut retrace son parcours doctoral en biochimie effectué à l’université de Strasbourg. Il présente « la rigueur » comme compétence phare développée par sa formation par la recherche.

Dans les actions à mettre en place pour revaloriser le doctorat, Dr Le Déaut propose :

  • de reconnaître le doctorat dans les conventions collectives ;
  • de reconnaître l’expérience acquise pendant le doctorat comme une expérience professionnelle et pas seulement comme une expérience académique ;
  • de proposer aux doctorants des formations à l’entrepreneuriat ;
  • de proposer un congé pour création d’entreprise ;
  • de faciliter l’accès des docteurs aux concours de la haute fonction publique ;
  • d’améliorer la visibilité des docteurs vis-à-vis des entreprises ;
  • de favoriser l’alternance y compris au niveau doctoral.

Côté politique, il est député de Meurthe-et-Moselle et vice président de l’OPECST. Dans le cadre de cet office, il a piloté l’ouvrage L’innovation à l’épreuve des peurs et des risques.

Pour les Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, M. le député Le Déaut a été missionné pour « faciliter les relations entre les acteurs des Assises et les parlementaires de manière à ce que les évolutions législatives rendues nécessaires par les conclusions de ces travaux soient mieux identifiées et préparées » (source : lettre de mission du Premier Ministre datée du 3 août 2012).


Dr Nicole Belloubet, Vice Présidente ESR du Conseil régional Midi Pyrénées

Dr Nicole Belloubet a soutenu sa thèse portant sur « Pouvoir et relations hiérarchiques dans l’administration française » à  l’Université Paris 1 en 1990. Les conditions d’élaboration de son travail de recherche n’ont pas été simples car, à l’époque, N. Belloubet avait un poste d’assistante dans un centre de formation permanente, travaillant à temps plein avec deux enfants en bas âge. Le doctorat, c’était donc le soir, le week-end et pendant les « vacances ». Pas facile ! « Il m’a fallu beaucoup de volonté pour terminer », se souvient-elle. « En même temps, c’était passionnant d’aller au fond des choses, de brasser des idées et d’avoir l’occasion de rencontrer beaucoup de hauts fonctionnaires ». Son doctorat en poche, N. Belloubet enchaîne avec l’agrégation du 3e cycle dont elle sort 2e. En 1993, elle devient Maître de conférence. Son rêve, déclenché lors d’un cours d’histoire du droit à l’université de Sceaux, se réalise enfin.

Côté engagement politique, il démarre en 1983. En 1989, N. Belloubet se présente en tête de la liste Parti socialiste pour les élections municipales. Elle vit alors dans un village en banlieue parisienne. Perdante mais pas abattue, elle garde un goût prononcé pour « la chose publique ». D’ailleurs, elle deviendra recteur en 1997 et reverra à cette occasion, nombre de personnes qu’elle avait rencontrées pour son travail de doctorat.

N. Belloubet pense que les compétences des docteurs sont sous utilisées par les entreprises et dans la fonction publique, en France. « Il est nécessaire de faire lever les freins à l’emploi de ces diplômés. Des dispositifs existent (comme les Doctoriales), mais ils sont insuffisants », nous a-t-elle confié.


Dr André Santini candidat aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Le Santini (Le Cherche-Midi, 2011) est tout aussi reconnu et récompensé pour ses actions en matière d’innovation réalisées dans la ville d’Issy-les-Moulineaux (et au-delà) que pour son humour pour lequel ce spécialiste de droit fiscal n’hésite pas à plaider (Mieux vaut en rire : défense et illustration de l’humour en politique, Albin Michel, 1995) car c’est souvent le seul moyen de maintenir éveillés ses collègues parlementaires après une nuit d’amendements et le seul moyen de les pousser à sortir du fameux « politiquement correct » lié au conformisme social (De tabou à boutade : le véritable dictionnaire du politiquement correct, Michel Lafon, 1996) !

Le lien entre ces deux « compétences » – humour et innovation – est rarement envisagé pourtant l’on peut imaginer à l’origine de ces talents un trait de caractère personnel, approfondi lors d’un travail de doctorat. Car il se trouve qu’André Santini est docteur ! (suite…)


Dr Vincent Peillon ministre de l’éducation nationale

Le nouveau ministre de l’éducation aurait pu être importateur de saumon norvégien puisqu’il l’a été pendant ces années étudiantes ! Mais l’ascendance de sa mère a pris le pas sur celle de son père, banquier communiste. Françoise Blum fut directrice de recherche à l’Inserm spécialiste en physiopathologie de l’hypophyse et de la prolactine. Elle était elle-même fille du professeur Léon Blum spécialiste de la physiopathologie rénale, ainsi que soeur de l’économiste Suzanne de Brunhoff (CNRS) et d’Etienne Blum. Ce dernier est connu sous le nom d’Étienne-Émile Baulieu depuis son engagement au sein du Front Patriotique de la Jeunesse en 1944 et surtout connu pour ces tavaux sur les hormones stéroïdes et leurs antagonistes dans la reproduction, le vieillissement, les cancers et le système nerveux.

Des capitaux culturels et symboliques non négligeables pour passer l’agrégation et réaliser une thèse soutenue à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne à l’âge de 32 ans (1992). (suite…)


Dr Samia Soultani-Vigneron secrétaire nationale UMP à l’enseignement technique supérieur et candidate aux législatives

Comme Doctrix, le blog de Samia Soultani-Vigneron porte une grande attention au parcours estudiantin et professionnel des politiques puisqu’on peut y trouver publié le 30 avril 2012 un article comparatif des trajectoires de François Hollande et Nicolas Sarkozy !

Il faut dire que Samia Soultani-Vigneron a été nommée secrétaire nationale en charge de l’enseignement technique supérieur au sein de l’UMP en février 2011. Elle-même est diplômée de l’Ecole Supérieure des Industries Alimentaires de Tunis et a rédigé une thèse portant sur les Biotechnologies et Industries alimentaires à l’École nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires (ENSAIA) Institut national polytechnique de Lorraine (INPL) à Nancy (suite…)


Dr Monique Calvo-Dahlborg chargée de recherche au CNRS et à Debout la république

Monique Calvo-Dahlborg a pris goût pour la politique après avoir été admise comme chargée de recherche CNRS au laboratoire de Science et Génie des Matériaux Métalliques de l’école des Mines de Nancy, et plus précisément lorsque ce concours a été annulé. Heureusement pour elle, l’annulation a été annulée par la suite !

Depuis, elle a adhéré au Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (depuis 2002), au Mouvement Pour la France (de 2007 à 2009) et candidates aux élections législatives (suppléante) et européennes. Elle est adhérente de Debout La République depuis le 10 mars 2010 et a été candidate aux dernières régionales.

Paur autant, elle ne considère pas qu’elle fait de la politique. Elle milite « pour la France », elle qui a effectué un post doctorat à Stockholm en 1991,  qui a été déttachée du CNRS dans cette même ville (de 1991 à 1995), qui est membre d’Honneur du Conseil Scientifique de l’Ural Pedagogical University de Ekaterinburg dans l’Oural et qui est habituée des contrats, projets, consultances, colloques internationaux.

Monique Calvo-Dahlborg est docteur en science des matériaux depuis 1986 gràce à la soutenance d’une thèse intitulée « Etude de la fragilisation de rubans de verres métalliques en termes de ténacité et par sonde atomique ».  Elle est affectée au Groupe de Physique des Matériaux de l’Université de Rouen depuis septembre 2005.

Elle est interviewée par Sebastien Poulain, le 17 février 2012 à Paris.


Le doctorat vu par Dr Isabelle This Saint Jean, VP au conseil régional Ile de France

Isabelle This Saint-Jean est docteure en sciences économiques, son sujet de thèse a porté sur les  « Anticipations et croyances autoréalisatrices. Indétermination ou prise en compte des « facteurs psychologiques » en économie ».

Elle a débuté sa carrière académique à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne comme maître de conférences de 1994 à 2004, puis est devenue Professeure tout d’abord à l’Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO) de 2004 à 2007, et ensuite à l’Université Paris XIII Paris-Nord.

Du côté de ses engagements politiques, elle a été successivement vice-présidente de Sauvons la Recherche puis présidente de décembre 2008 à 2010. Depuis 2010, elle est vice-présidente chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche au conseil régional d’Ile-de-France.

Entretien réalisé par Sebastien Poulain, le 17 février 2012 à Paris


Législatives : Dr Christophe Premat suppléant PS

Sebastien Poulain : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre doctorat, en précisant ce qu’il vous a apporté ?

Christophe Premat : Je suis chercheur associé au centre Émile Durkheim et responsable de la coopération linguistique et éducative à  l’Institut français de Suède.

J’ai obtenu un doctorat de sciences politiques en 2008 dont le sujet portait sur « La pratique du référendum local en France et en Allemagne ». Ce doctorat m’a permis de mener des enquêtes sur le fonctionnement de la démocratie locale dans deux pays de culture politique et administrative différente. J’ai acquis des méthodologies spécifiques (croisement entre méthodes quantitatives et qualitatives) et ce doctorat m’a apporté une réflexion solide. Le doctorat est une aventure intellectuelle et psychologique et il importe d’aller jusqu’au bout pour mesurer la trajectoire.

Je suis engagé dans un parcours militant puisque je suis suppléant de la candidate socialiste Axelle Lemaire pour les législatives de 2012 (3e circonscription des Français de l’étranger). Je différencie les deux parcours même s’ils se complètent utilement : la posture intellectuelle relativise la posture militante, (suite…)


Dr Corinne Lepage, candidate aux présidentielles

Aujourd’hui, 8 mars 2012, nous mettons une femme docteur à l’honneur. Elle est la première femme docteur candidate (malheureuse) aux présidentielles.

Corinne Lepage est docteur en droit avec une thèse portant sur les externalités en droit public soutenue à l’Université Paris II Panthéon-Assas en 1982, sous la direction du Professeur Prosper Weil. Démarré en 1975, ce travail de recherche a été mené parallèlement à une activité professionnelle… et personnelle, comme l’explique C. Lepage dans l’interview.

Ancienne ministre de l’Environnement ; ancienne membre de Génération Ecologie ; fondatrice et présidente du parti écologiste Cap21 depuis 1996 ; co-fondatrice et ancienne vice-présidente du Mouvement démocrate jusqu’en mars 2010 ; députée au Parlement européen depuis 2009 ; présidente-fondatrice du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) ; membre d’Anticor ; administratrice de Transparency International France, Corinne Lepage est candidate aux présidentielles.

Elle est interviewée par Sebastien Poulain, le 17 février 2012.


Agathe Cagé, doctorante, joue cartes sur table

Normalienne doctorante depuis 3 ans, financée pendant 4 mois par un contrat doctoral auquel elle a mis fin lorsqu’elle a été reçue à l’ENA, Agathe Cagé réalise une thèse sur « Production intellectuelle, besoins programmatiques et prises de position : quelle réception par les professionnels de la politique des contributions des intellectuels ? » sous la direction de Frédéric Sawicki à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Elle a enseigné à l’Ecole supérieure de commerce de La Rochelle et l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Elle est membre fondatrice du think tank Cartes sur table.

Elle est interviewée par Sébastien Poulain et pense qu’il faut « revaloriser l’image des docteurs souvent vus comme des rats de bibliothèque », particulièrement en Sciences Humaines et Sociales.


Dr Bertrand Monthubert, le doctorat & la politique

Suite de l’interview de Bertrand Monthubert, mathématicien et Professeur à l’université de Toulouse. Il s’exprime sur les apports de sa formation par la recherche dans sa façon de concevoir la politique.


Dr Bertrand Monthubert, secrétaire national du Parti Socialiste

Bertrand Monthubert est docteur en mathématiques et Professeur à l’université Paul Sabatier de Toulouse.

Membre du Parti Socialiste depuis 1993, il déclare sur son site « j’y suis rentré au moment du désastre en considérant que rien ne servait de critiquer à l’extérieur, il fallait agir à l’intérieur ». En 2003, Alain Trautmann le contacte pour créer le site Internet de ce qui allait devenir Sauvons la Recherche (SLR). En 2006, il devient président de SLR.

Initiateur du forum des idées qui s’est déroulé en mai dernier à Toulouse, il est secrétaire national de l’enseignement supérieur et de la recherche au Parti Socialiste et brigue la présidence de l’université Paul Sabatier. Sur son site de campagne et le compte Twitter associé, vous trouverez son programme pour l’université toulousaine. Vous pouvez aussi suivre son compte Twitter : @b_monthubert

Il a été interviewé par Evelyne Jardin à Toulouse dans les coulisses de Futurapolis, le 12 février 2012.

Le doctorat et la fonction publique


Dr Bastien François, pour Europe Ecologie Les Verts

Bastien François est docteur en science politique en 1992 avec une thèse sur « La cinquième République dans son droit » réalisée sous la direction de Jacques Lagroye, à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Pendant les 7 années dédiées à sa thèse, Bastien François a été allocataire moniteur (AM) pendant 3 ans puis Attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) pendant 2 ans.

Depuis 2010, il est président de la commission de l’Enseignement supérieur et de la recherche du Conseil régional d’Ile-de-France pour Europe Ecologie Les Verts.

Il est interviewé par Sébastien Poulain et il a choisi la persévérance comme compétence phare des docteurs.


Dr Guillaume Nolin, pour Debout la République

Guillaume Nolin a quitté la recherche académique après sa thèse de doctorat en mécanique des fluides, notamment à cause de « la faible attractivité des carrières académiques ». Après un passage chez Altran, il est désormais ingénieur R&D dans le nucléaire « par goût pour les problèmes techniques ». Guillaume Nolin connaît bien la thématique ingénieur-docteur puisqu’il est aussi diplômé de Centrale Nantes.

Comme d’autres jeunes de sa génération, son déclic en politique, c’est le référendum français sur la Constitution européenne en 2005. Il s’engage alors auprès de Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout la République. Il est aujourd’hui secrétaire départemental de ce groupe politique.

Il répond aux questions de Sébastien Poulain sur le doctorat avec pour compétence phare développée « la rigueur » ; sur son engagement politique et son expérience en entreprise.


Dr Marc Lipinski, conseiller régional Europe Ecologie Les Verts

Le CV de Marc Lipinki est impressionnant que l’on en juge un peu : Docteur en médecine  en 1977 (sur hémochromatose idiopathique – liaison génétique avec HLA, Université Paris 7 Diderot) ; docteur en sciences en 1979 (sur les mécanismes de cytotoxicité lymphocytaire chez l’homme sous la direction de Thomas Tursz , en 2 ans, à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy – Villejuif, Université Paris 7 Diderot) ; post-doctorat à Stanford, Californie ; directeur de recherche au CNRS depuis 1986 ; ancien directeur du laboratoire « Interactions moléculaires et cancer » et aujourd’hui directeur-adjoint du laboratoire « Signalisation, noyaux et innovations en cancérologie » Unité mixte de recherche du CNRS et de l’Université Paris-Sud à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy à Villejuif ; co-responsable du master de cancérologie, spécialité « Biologie cellulaire et génétique » (Université Paris-Sud) ; directeur adjoint de l’Ecole doctorale Cancer – Biologie, Médecine, Santé (Université Paris-Sud).

Côté politique, il est conseiller régional d’Ile-de-France depuis 2010 ; de 2004 à 2010, il a été vice-président du conseil régional d’Ile-de-France chargé de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation scientifique et technique. Aux côtés de Laurent Audouin, il s’occupe des questions de recherche chez Europe écologie/Les Verts.

Il répond aux questions de Sébastien Poulain sur le doctorat avec une compétence phare « la gestion de la complexité » et sur son engagement politique.