Laurent Pieuchot candidat aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Si Vincent Peillon aurait pu être importateur de saumon, Laurent Pieuchot aurait pu devenir agent de nettoyage puisqu’il l’a été à l’âge de 17 ans ! Mais c’était sans compter les cours du soir qu’il a suivi à Paris puis des études à Berkeley qui lui ont permis de devenir économiste en aménagement du territoire et gestion des collectivités locales.

Les cours du soir ont donc porté leurs fruits, en lui permettant d’obtenir des responsabilités au sein d’un établissement de « cours du soir » bien connu : le Conservatoire national des arts et métiers. Ainsi, Laurent Pieuchot, directeur national du réseau du CNAM, en charge de l’animation et du pilotage des centres régionaux, est aujourd’hui un « fervent défenseur de l’éducation et de la formation tout au long de la vie ». Cela est peu connu mais le CNAM – membre du Pres héSam – dispose de 21 centres en métropole et 5 outre-mer.

Comme vous le verrez en écoutant son entretien, il n’y a pas besoin d’être docteur pour en connaître la valeur ajoutée (au delà de faire des diplômés de simples « gratte-papiers » pour chef d’entreprise) et les difficultés de ce diplôme, notamment quant à l’insertion professionnelle. Ainsi Laurent Pieuchot s’interroge sur ce que l’on fait des élites aujourd’hui et sur l’avenir du doctorat, construit dans une perspective uniquement académique aujourd’hui dépassée. En effet une minorité de docteurs restent dans la recherche et l’enseignement. Il s’agit donc de changer de paradigme sans se laisser entraîner par le classement de Shanghai, la financiarisation, l’augmentation des coûts d’inscription.

Le « savoir » devrait pouvoir s’appuyer sur le « savoir-faire » pour faire progresser l’économie. Théorique, empirique et économique devraient enfin pouvoir rimer ensemble !

Le doctorat devrait être un investissement humain, matériel et économique considéré comme une chance pour le pays. Et chacun devrait avoir la possibilité d’aller aussi loin qu’il le veut et le peut dans les études et la recherche suivant les principes émancipateurs de l’élitisme républicain grâce aux grands organismes de recherche auxquels il faut redonner du sens mais aussi un travail de mutualisation et de coopération entre les entreprises de différentes tailles et les laboratoires. Laurent Pieuchot nous parle même d’une possibilité, rarement évoquée, d’obtenir le diplôme de doctorat par la validation des acquis professionnels !

Mais le fait de fréquenter quotidiennement des doctorants est un atout pour mieux en comprendre les enjeux. Contrairement à une idée bien répandue, le CNAM n’est pas destiné qu’aux ingénieurs et à la formation continue. Il est partenaire de plusieurs écoles doctorales, et en a également une en son sein qui porte le nom du célèbre abbé qui proposa la création du CNAM en 1794 : Henri Grégoire (qui prônait, par ailleurs, l’abolition des privilèges, la fin de l’esclavage et le suffrage universel). Dans cette école doctorale qui organisait ses doctorales en mai dernier, environ 53 thèses par an sont soutenues, avec une durée moyenne de 3,6 ans, et un âge moyen des doctorants de 37 ans !

Mais revenons à la politique où Laurent Pieuchot (http://www.pieuchot.com/), membre du Parti Socialiste depuis 1985, est en dissidence. Il se présente avec pour suppléant Christian Raoult (Mouvement républicain et citoyen de Vanves) dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine.

Précédemment, il avait été candidat aux cantonales partielles en 2002, aux régionales en 2004, suppléant de Lucile Schmid aux législatives de 2007, conduit la liste socialiste, communiste et écologiste aux municipales de 2008 et président du comité de soutien « Issy avec François Hollande » pendant les présidentielles. Il est conseiller municipal d’Issy-les-Moulineaux (où il préside le groupe socialiste, communiste et écologiste) et conseiller communautaire de Grand-Paris-Seine-Ouest.

Comme il l’a expliqué lors de l’entretien, le fait d’être face à André Santini sans le soutien du PS ne peut pas faciliter sa campagne malgré le score de François Hollande.

L’interview est réalisée le 23 mai 2012 par Sebastien Poulain dans un petit parc en haut de la rue André Chénier (l’écrivain révolutionnaire) où les vents des sommets d’Issy-les-Moulineaux venaient se briser sur la frêle caméra de Doctrix (Toutes nos excuses pour les mauvaises conditions d’écoute.) ! Est-ce l’annonce d’une tempête ?!

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