Fabienne Gambiez candidate aux législatives 2012 dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine

Doctrix n’a pu obtenir un interview filmé de Fabienne Gambiez. Mais cette candidate du « Centre pour la France » pour la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine (qui fait partie de la centaine de circonscriptions incertaines car on s’y bouscule au centre) nous a promis d’exaucer notre vœu dans le cas où elle parviendrait au 2nd tour. Par ailleurs, elle a accepté de répondre par mail à certaines de nos questions comme vous le verrez plus bas.

Pour la présenter rapidement, elle travaille dans le marketing et est responsable d’étude à BVA Healthcare depuis 1996 dans le domaine médical, santé publique, services et réalise des études sur les usages et attitudes, la prescription, l’image… Elle a travaillé auparavant chez Yves Rocher, Deduction, Publimétrie et comme enseignante à l’ISCOM (Institut Supérieur de Communication et de Publicité à Strasbourg).

Mais allons vite à l’essentiel, Fabienne Gambiez est conseillère municipale d’Issy-les-Moulineaux du groupe « Issy&Demain » (du nom d’une association qu’elle préside et qui est lié au Mouvement Démocrate) depuis 2009, et à ce titre membre des commissions municipales « architecture et patrimoine » et « culture ».

Au sein du Modem, où elle a adhéré en 2007 (en pleine création), elle est conseillère départementale du 92 depuis 2008 et a été membre de la commission « Santé Publique » de 2007 à 2010 en tant que responsable de la veille.

Son goût pour la politique ne date pas de 2007 puisqu’elle a fait l’IEP d’Aix-en-Provence où elle a écrit un mémoire intitulé UDF : Parti libéral classique ou moderniste sous la direction du célèbre (du moins pour les juristes et politistes) doyen Charles Debbasch, puis une maîtrise et un mémoire de DEA de sciences politiques à Assas sous la direction du non moins célèbre Roger-Gérard Schwartzenberg (l’un des rares docteurs PS ministre depuis la présidence Chirac) et intitulé La solitude du Pouvoir sous la Vème république (Tout un programme !).

Fabienne Gambiez (suppléée par Bernard Léon, administrateur d’une association nationale d’ingénieurs de l’environnement, qui a été responsable de salons portant sur les technologies de l’environnement et qui est membre du Modem à Vanves) espère sans doute donc que François Bayrou ne se retrouvera pas dans la solitude du non-pouvoir compte-tenu de la probable et impitoyable triangulaire Pyrénées-Atlantique PS-UMP-Modem et dans l’obligation d’utiliser l’office du tourisme d’Issy-les-Moulineaux (où Fabienne Gambiez est membre du conseil d’administration) pour une longue traversée du désert !

Pour ce qui la concerne directement elle,  François Bayrou a obtenu 12,79% des voix (soit 4 090 voix) au 1er tour des présidentielles 2012 contre 25,42% (soit 8 311 voix) en 2007 (La baisse est similaire au niveau national.) à Issy-les-Moulineaux. Aux législatives de 2007 de la 10ème circonscription, Christophe Ginisty, représentant du Modem, a atteint 12,97% (soit 5 411 voix). Aux municipales de 2008, le Modem avait obtenu 13,9% des suffrages (soit 1771 des voix) au 1er tour et 13,8% des suffrages (soit 2955 voix et donc 3 élus) au 2nd tour à Issy, 7,32% (soit 817 voix) à Vanves, 16.96% (soit 2 933 voix) à Meudon et 7.85% (soit 2 718 voix) à Boulogne-Billancourt (dont seule la partie sud compte pour la 10èmecirconscription). Les chances ne sont donc pas négligeables que Fabienne Gambiez et Doctrix triangulent enfin ensemble !En attendant, nous reprenons la quasi intégralité (Nous ne pouvions pas mettre davantage de coordonnées que pour les autres candidats.) du courriel de Fabienne Gambiez sur l’université et la recherche (Vous trouverez nos questions à la fin de l’article.) :Cher Monsieur,Je vous remercie de vos questions et j’y réponds bien que n’étant pas spécialiste de la question universitaire, Mais un candidat qui se présente aux suffrages des électeurs pour les législatives se doit d’être informé, d’une façon générale, et surtout privilégier l’écoute des professionnels, de la société civile, des corps intermédiaires.

Représentante du Centre pourla France, dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine, j’ai le soutient de François Bayrou, et suis porteuse du projet qu’il a défendu pour la défense des savoirs et des apprentissages du savoir, depuis la maternelle jusqu’a l’université.

  • Quelle université je veux,

C’est pourquoi je mets en priorité les problèmes soulevés par vos questions 3 et 5, qui touchent à l’université de façon globale, avant celles qui portent sur la recherche et le doctorat.

Car la question des enseignements et des formations doit répondre à une approche linéaire et ne peut souffrir d’être traitée de manière impressionniste.

Je passe donc sur l’école d’avant l’université puisque ce n’est pas l’objet de votre préoccupation aujourd’hui.

En ce qui concerne l’université, qui est, pour reprendre les mots de François Bayrou, le couronnement de l’édifice, je soutiens qu’il faut d’abord en poursuivre sa modernisation, en tenant compte des avis des professeurs, des chercheurs et des étudiants, et en corrigeant les anciennes décisions qui n’ont pas recueillies la confiance de ceux ci.

Et ceci est en écho avec une question plus large qu’il faut se poser. Notre jeunesse, si mal accueillie par notre société, doit être l’objet de toute notre attention. C’est une urgence absolue. Sans elle le pays ne pourra que voir s’accroitre son déclin.

Je souhaite, comme François Bayrou, non pas une marche forcée vers la résolution des ces questions, mais une maitrise concertée du changement, un accompagnement de la communauté universitaire, un pilotage plus efficace de la recherche. Je suis partisane de développer l’autonomie des universités, dans une collégialité de leurs acteurs, du recrutement des enseignants par des commissions de spécialistes, du rapprochement des universités avec les grandes écoles, d’une répartition des moyens plus équitable. Et je reprends à mon compte la nécessité de repenser l’organisation et le rôle respectif des différentes filières – licence, DUT, classes préparatoires – pour offrir à chaque étudiant une formation adaptée à ses besoins ; Pour mieux préparer les étudiants au marché de l’emploi, compléter les formations générales par une possibilité de formation en alternance ; Inciter les universités à devenir des acteurs centraux de la formation continue.

Une autre question retient encore mon attention. Celle du sort fait aux étudiants en ce qui concerne le logement et les bourses. Le législateur devrait se pencher, pour les résoudre sur ces deux points, qui ne sauraient souffrir de délai.

  • Recherche et doctorat,

Sur les questions afférentes au doctorat, j’ai bien entendu suivi les travaux du colloque des jeunes chercheurs de début février, en présence des représentants des candidats à la présidentielle, et je m’appuierai sur l’intervention de Pierre Albertini qui représentait François Bayrou.

En tout premier lieu, je soulignerai le volontarisme qui est à déployer pour que la reconnaissance de ce titre soit à l’égal de ce qu’il est à l’étranger. Un titre pris en considération aussi bien dans le recrutement des entreprises que dans l’administration nationale et territoriale. Le titre doit être reconnu et valorisé dans les contrats de travail et les grilles de l’administration.

Mais auparavant il va de soit c’est en amont que doit être entrepris l’effort. Un effort sur les parcours des chercheurs, avec des contrats généralisés, d’une forme unifiée.

Ce serait, comme l’a dit Pierre Albertini, une source de simplicité, de souplesse, et de reconnaissance des droits et de devoirs respectifs, du coté de l’employeur comme du coté du salarié lui même.

Le doctorat, jusqu’alors trop mal reconnu et négligé, doit jouer un rôle majeur, dans la situation actuelle dela France, où toutes les forces du pays sont à mobiliser. Il est le signe d’une expérience professionnelle accumulée durant des années de travail universitaire. Ce signe doit devenir le signal d’une compétence à l’égal des plus grands diplômes à ce jour reconnus dans note pays.

Pour se mobiliser, on doit se sentir reconnu. Je contribuerai, si les électeurs m’accordent leurs suffrages, à la reconnaissance et à la promotion de l’université, de ses étudiants, de ses chercheurs, de ses diplômes. L’économie, l’Etat, les territoires, ne peuvent faire l’impasse sur notre richesse, oserai je dire, intellectuelle. Tout doit être fait pour en facilite la permanence et la croissance. L’avenir passe par le pouvoir de l’innovation. Celle ci repose sur la formation des jeunes et des moins jeunes. La société doit tout organiser pour l’excellence des femmes et des hommes qui y contribuent.

Bien cordialement

Fabienne GAMBIEZ

Candidate du Centre pourla France

10ème circonscription des Hauts-de-Seine

http://fabiennegambiez.lesdemocrates.fr/

Voici les questions qui ont été envoyées à Fabienne Gambiez :

En quoi le diplôme de doctorat se différencie-t-il des autres diplômes ?

Quelles sont les difficultés rencontrées par les docteurs et doctorants ?

Que pensez-vous des dernières réformes qui ont été mises en place et qui ont modifié l’enseignement supérieur et la recherche ?

Quelles réformes pour l’université souhaiteriez-vous après les élections de 2012 ?

Comment mieux valoriser le doctorat et l’université en France ?

Comment l’université pourrait-elle aider à mieux insérer professionnellement les étudiants ?

Comment voyez-vous l’avenir de l’enseignement supérieur et la recherche et leur place dans la société ?

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