Les compétences des docteurs

Techno logiques

[COMPETENCES] Les doctorants sont forcés de maîtriser un certains nombre d’outils informatiques.

Les Explorateurs du WebEn plus de l’usage quotidien et intensif des mails (Outlook), des recherches sur internet, des logiciels de traitement texte (Word, Writer, Wordpad, Open Office…), les doctorants peuvent avoir plus que des notions dans le domaine des logiciels (suite…)


La culture de l’évaluation

[COMPETENCES] Les doctorants ont été évalués pendant toute leur scolarité, notamment universitaire.

Ils ont été évalués :

  • par leur directeur de thèse et le directeur du laboratoire (des enseignants habilité à diriger des recherches-HDR), condition sine qua non pour obtenir le droit de s’inscrire en thèse,
  • par ce directeur de thèse au fur et à mesure que la thèse avance,
  • par leur jury de soutenance,
  • lorsqu’ils postulent pour des bourses, prix, allocations (contrats doctoraux),
  • lorsqu’ils répondent à des appels à communication et à publication,
  • lorsqu’ils communiquent et publient,
  • lorsqu’ils font relire leurs travaux par des proches (amis et familles) pour avoir des avis sur la clarté de leur propos.

Souvent internationaux

[COMPETENCES] Les doctorants sont amenés très vite à rencontrer des chercheurs étrangers lorsque les chercheurs étrangers viennent en France et lorsqu’ils participent à des colloques internationaux mais aussi nationaux.

En effet, de nombreux chercheurs étrangers font des recherches en France ou sur la France, et réciproquement de nombreux Français poursuivent des recherches à l’étranger ou sur l’étranger.

Les doctorants, à l’image des autres étudiants, sont de plus en plus poussés à partir à l’étranger sur des terrains d’études, à des colloques, à des écoles d’été pour doctorants (cours très spécialisés et intenses pendant plusieurs jours). Le fait de communiquer et publier dans une langue étrangère est de plus en plus valorisé. Ils sont incités à s’insérer dans des réseaux de chercheurs internationaux. Ces réseaux sont d’autant plus importants lorsqu’il s’agit d’obtenir une bourse, un postdoctorat ou un financement européen.

La fin du monde de Blaise Cendrars avec des illustrations de Fernand Léger (1919)Donc, en plus d’être au courant de ce qui se passe et se dit à l’étranger quant à leurs sujets d’études et des sujets connexes, les doctorants doivent connaître et se faire connaître des enseignants et chercheurs étrangers et ainsi obtenir un profil internationalement reconnu. Or, les expériences à l’étranger sont de plus en plus valorisées et reconnues par le « monde du travail ». Le fait d’être inséré dans des réseaux internationaux et reconnus à l’étranger peut intéresser des grandes ou petites entreprises internationales ou nationales, notamment celles spécialisées dans l’humanitaire, le développement, le conseil et l’expertise et celles disposant de services de « recherche et développement » car les docteurs sont capables d’identifier et de mobiliser plus facilement les meilleurs experts mondiaux au sujet d’une problématique spécifique.


They can speak English

[COMPETENCES] Les docteurs sont amenés à avoir des responsabilités importantes dans un marché du travail national ou international. La pratique des langues étrangères est donc plus que jamais nécessaire. Or, l’anglais est devenu, sans conteste et sans partage, la langue de la recherche.

Conséquences : les doctorants doivent être capables de lire l’anglais car il y a toutes les chances que des travaux importants existent sur son sujet en langue anglaise et dont il ne peut pas faire l’impasse dans la bibliographie et les références de sa thèse, de ses enseignements, de ses articles…

  • Les doctorants doivent comprendre l’anglais pour pouvoir assister aux nombreuses conférences nationales ou internationales et pour pouvoir communiquer avec les chercheurs.
  • Ils doivent parler l’anglais lors des conférences qu’ils font eux-mêmes et lors des discussions avec les chercheurs étrangers.
  • Ils doivent encore pouvoir écrire en anglais pour la rédaction d’articles en langue anglaise.
  • Ainsi, ils sont capables de traduire des documents, articles, notes… techniques, scientifiques, complexes.

Ils communiquent

[COMPETENCES] Les doctorants passent une grande partie de leur temps à communiquer. Les doctorants utilisent différentes formes de communication très spécifiques : écrire leur thèse, rédiger des articles, animer des réunions, réaliser des présentations, effectuer des conférencesenseigner aux étudiants, former leurs collègues par rapport à leurs savoirs spécifiques…

Conséquences : ils doivent donc vite apprendre à parler en public, à transmettre, vulgariser des idées, connaissances et théories complexes. Ils doivent développer la capacité à synthétiser et à communiquer un ensemble de données complexes pour que la communauté scientifique, voire le grand public, puisse y accéder.Michael Murphy

Les différences entre  les sciences :

  • Les sciences comme la physique, les mathématiques, la chimie… ont un langage très spécifique parce que très abstrait et demandent (suite…)

Au coeur de réseaux pro

[COMPETENCES] Pour débuter une thèse, les étudiants doivent obtenir la confiance d’un directeur de thèse car celui-ci a une responsabilité importante sur la thèse : la perte de crédibilité de l’un entraîne la perte de crédibilité de l’autre. Le directeur de thèse doit voir chez les étudiants de potentiels futurs docteurs, c’est-à-dire des personnes qui ont la capacité de devenir des chercheurs ou d’apporter quelque chose de spécifique, nouveau, innovant (de la « valeur ajoutée ») au « monde du travail » dans lequel ils s’inséreront. Les doctorants devront s’intégrer dans le milieu de la recherche, se socialiser, faire partie ou créer des réseaux pour augmenter leurs chances :

  • de faire partie de projets (ANR, contrat européen des programmes-cadres de recherche et de développement…),
  • de publier (ouvrages, articles…),
  • d’obtenir des financements (bourses, prix…), (suite…)

Convaincants

[COMPETENCES] Par définition, un doctorat consiste à proposer et défendre une thèse c’est-à-dire un certain nombre d’idées, d’arguments et de théories problématisées, organisées, argumentées, construites, déconstruites.

En effet, ils doivent quotidiennement faire face à des personnes compétentes, expertes… avec qui ils doivent faire preuve de capacité de conviction et user de différents types d’arguments avec le directeur de thèse, le public des conférences et colloques, leurs étudiants et les autres doctorants.

Exemple de la publication. Pour parvenir à faire publier un article les doctorants doivent parvenir à convaincre différents types d’interlocuteurs loin d’être gagnés à leur cause : des critiques, des directeurs de rédaction, (suite…)


Le sens du collectif

[COMPETENCES] Les doctorants peuvent prendre très rapidement des responsabilités importantes et développer des capacités d’initiative et d’autonomie et pas uniquement grâce à leur plus grande maturité qui n’est pas seulement liée à leur plus grand âge !

En soi, le doctorat est une lourde responsabilité car les doctorants doivent mener à bien un projet doctoral sur plusieurs années avec une grande autonomie sur un sujet peu ou pas exploité ou exploité d’un autre point de vue (autre discipline, autre méthodologie…). De même, lorsqu’ils font des conférences, publient des articles ou enseignent, ils représentent leur université, leur laboratoire, leur groupe de recherche… ce qui n’est pas une charge négligeable.

Mais ils peuvent prendre bien d’autres responsabilités comme :

  • se faire élire représentant des doctorants au sein de leur école doctorale, de leur laboratoire, de leur UFR…,
  • gérer la sécurité, des techniciens, du personnel, voire le budget de leur laboratoire,
  •  faire partie d’une association de représentants des doctorants et jeunes chercheurs,
  • se syndiquer,
  • créer, organiser et animer des groupes de recherche, des séminaires, des ateliers, des conférences, des colloques, conduire des réunions…

Project manager

[COMPETENCES] La thèse constitue un projet en soi qu’il s’agit de gérer, une sorte de micro-entreprise nécessitant un vrai « esprit d’entrepreneur »

  • Gestion du temps : La thèse oblige les doctorants à organiser et planifier son temps et son travail (observation sur le terrain d’étude, entretiens, écriture) pour être le plus efficace possible, respecter les multiples délais auxquels ils doivent faire face, à l’image du délai de soutenance.
  • Responsabilité : Si les doctorants ne sont pas seuls pour gérer tous les paramètres puisqu’ils bénéficient de l’encadrement et de l’aide de leur école doctorale, de leur laboratoire, des groupes de recherche auxquels ils appartiennent et bien sûr de leur directeur de thèse, ils gèrent en grande majorité leur travail.
  • Les « à côté » : Les conférences, interventions, articles sont autant de petits projets à court terme dans lesquels les doctorants ont une pleine responsabilité.

Project Management

Les doctorants peuvent encore organiser divers évènements : colloques, conférences, séminaires, ateliers. Ils peuvent mettre en place toute une logistique, créer, piloter et gérer différents types de comités : comité d’organisation, comité scientifique, comité d’honneur, comité de pilotage.

Ils doivent s’insérer dans des projets préexistants au sein de leur laboratoire (suite…)


Innovators

[COMPETENCES] Par définition, les doctorants se confrontent à la nouveauté soit ils étudient des phénomènes nouveaux, soit ils étudient des phénomènes anciens mais avec des méthodologies, données, problématiques, informations, théories, terrains nouveaux. Ils doivent donc faire preuve d’originalité, de créativité, d’innovation théorique et pratique.

Face à de l’inconnu complexe, ils savent :

  • déterminer l’information pertinente,
  • confronter les différentes hypothèses en cours,
  •  mettre en place une stratégie d’analyse,
  • se doter des échantillons, (suite…)