Préjugés !

Plusieurs représentations sociales continuent de stigmatiser les doctorants et docteurs

  • des paresseux :  ils auraient peur à la perspective d’entrer dans la vie active par indécision, fébrilité et inquiétude quant à leur avenir professionnel.
  • des Tanguy : ils préféreraient une forme de « cocooning doctoral » comme « prolongation des études » leur permettant de rester bien au chaud dans leur laboratoire et leur université, protégés du monde extérieur.
  • des intellos du labo : ils se « prendraient la tête » pendant des années dans des « bibliothèques poussiéreuses isolées du monde », plongés dans des livres illisibles pour produire des « œuvres personnelles » (comme pouvait l’être l’ancienne thèse d’Etat).
  • des déconnectés du réel : leurs « belles théories » trop théoriques, complexes, abstraites, absconses, pointues, spécialisées,   totalement déconnectées de la réalité quotidienne pour avoir une quelconque application et utilité dans le monde « réel ».
  • des sophistes autistes : leur sujet de thèse n’intéresserait que quelques personnes dans le monde qui ont été initiées à la question et leurs thèses ne seraient lues que par leur jury de thèse, quelques membres de leur famille et quelques amis enthousiastes.

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Pour le « monde du travail », les docteurs sont vus comme :

  • peu familiers du fonctionnement des entreprises,
  • pas assez expérimentés
  • pas directement opérationnels,
  • ne sachant pas communiquer avec des managers,
  • ne possédant pas de « réseau »,
  • ayant un diplôme sans « lisibilité »,
  • trop prétentieux en terme salarial,
  • pas rentables sur le marché du travail,
  • trop différents les uns des autres,
  • pas assez formatés,
  • trop indépendants et critiques,
  • n’ont aucune connaissance du marché du travail,
  • n’ayant pas de compétences identifiables…

Ainsi, la réalisation d’une thèse semble avoir des conséquences graves et irréversibles :

  • « basculer » du « côté obscur » de la science,
  • traverser le fossé immense entre le « monde ordinaire » et le « monde de la recherche » et entre la réalité concrète de la société et  le monde des idées abstraites,
  • perdre les compétences et qualités acquises pendant leur master et le reste de leurs études,
  • bref, être définitivement perdus pour la société civile !
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