Doctrix cherche à mettre en lumière les Hommes de l’ombre. Or Robert Zarader l’est à double titre puisqu’il est à la fois docteur et conseiller en communication. S’il a fait des études d’histoire, il est surtout économiste puisqu’il a soutenu en 1982 une thèse intitulée Développement des nouvelles technologies et régulation des dépenses de santé (oui, les nouvelles technologies ont existé avant internet !) au sein de l’université Paris 13 (Paris-Nord) sous la direction du professeur d’économie Jean-Hervé Lorenzi. Par la suite, il devient rapidement assistant puis maitre de conférences au sein de cette même université où il dirige le Centre de recherche en économie industrielle (CREI) fondé en 1979 et où collaborent Jean-Marie Chevalier, Jacques Mazier, Jacques Mistral, Jean-Hervé Lorenzi, tous pionniers dans l’interaction entre universitaires/entreprises/industriels/administrations.
Si, à cette époque, l’économie de marché fait fortement dissensus à gauche et dans les universités, la société civile se montre demandeuse d’expertises de haut niveau sur les questions de politiques publiques de régulation liées aux privatisations, à la décentralisation, l’informatisation, la rationalisation… Ainsi, Robert Zarader travaille au ministère de l’Industrie et de la Recherche (1981-1985). Il s’oriente très vite vers des postes de direction dans le domaine de la communication et des technologies. Travaillant d’abord chez GP Banque, il devient ensuite directeur de la diversification et des nouvelles technologies de la Sari – Société d’administration et de réalisation d’investissements qui appartient au pôle immobilier de la Générale des Eaux dont le PDG est Christian Pellerin – en 1988, puis directeur général d’Infomart, directeur de la communication et de la programmation du CNIT – Centre des nouvelles industries et technologies –, président d’IT-Com et directeur général du World Trade Center Paris La Défense. En 1992, il fonde et préside Edra Communication. En parallèle à partir de 1994 il est directeur général du groupe Lead. En 1997, lorsque BBDO Paris achète Edra Communication, il entre chez BBDO Corporate et devient membre du comité exécutif de BBDO Paris puis président de BBDO Corporate en 2000. Pour info, BBDO est la plus importante agence de publicité du premier groupe de communication au monde : Omnicom Group. En 2004, il est nommé vice-président de l’agence de communication TBWA Corporate, qui appartient aussi à Omnicom Group. Il préside à la même époque la Délégation Corporate de l’Association des Agences-Conseil en Communication (l’AACC). En 2008, il crée Equancy & Co, une agence indépendante de conseil en communication corporate spécialisée dans les secteurs d’activité liés à l’intérêt général (santé, social…) où il promeut la curiosité, la créativité, le courage, l’honnêteté, la diversité des parcours, l’ouverture aux autres et aux différentes cultures…
Mais revenons à la thèse. Robert Zarader enseignait encore récemment à Dauphine l’histoire et les théories de la dérégulation et continue d’enseigner « les nouveaux défis de la communication de crise » à l’IEP de Paris. Au-delà de l’enseignement, il reste en contact avec le monde de la recherche, notamment avec le Laboratoire d’Economie Expérimentale de Paris de l’Université Panthéon-Sorbonne et de l’Ecole Normale Supérieur. Il organise des séminaires, des conférences, des publications autour d’une thématique annuelle, par exemple la parité homme/femme, le téléchargement illégal, qui permettent d’innover, de prendre de la distance, d’avoir un regard critique autant que constructif vis-à-vis de sujets d’actualité et à ce que Roland Barthes appelait Les mythologies (c’est-à-dire, pour simplifier, les systèmes de valeurs contemporain rarement remis en question). De ces rencontres sont, par exemple, issus l’ouvrage collectif Abécédaire de la Réconciliation (Le Bord de l’eau, Lormont, 2012) et un blog qui annoncent le retour de la personne, l’empathie, la confiance, la res publica, l’altruisme, la gentillesse, l’urbanité, la solidarité… grâce au passage d’une « économie d’échange et de production vers une économie de pollinisation, de coproduction et de contribution ». Ce n’est pas trop tôt (ni trop tard) !
Quatre ans auparavant, Robert Zarader avait publié La bêtise économique (Perrin, Paris, 2008) avec l’historienne Catherine Malaval (directrice générale de M&C Saatchi qui a aussi travaillé à BBDO Corporate) où il pointait notamment les erreurs économico-communicationnelles dans les cas des plans de restructuration de Danone et de Metaleurop (devenu depuis Recylex) ou encore les effets de la grève de la faim du député béarnais Jean Lassalle sur l’investissement de l’entreprise japonaise Toyal.
Pour ce qui concerne le domaine de l’intérêt général (qui est au cœur de son activité de conseil), donc principalement la communication publique, Robert Zarader pense que le rôle de l’Etat a changé : l’Etat doit assumer le fait qu’il « ne peut pas tout » (dixit Lionel Jospin) – à l’image d’un l’Etat magique –, accepter de jouer un rôle d’accompagnement et d’encouragement de la société civile (notamment via les discriminations positives), et promouvoir le respect et la solidarité. Dès lors, pour réussir la communication publique, Robert Zarader estime qu’il faut toujours faire le pari de l’intelligence à une époque où l’opinion publique est plus attentive, critique et laisse beaucoup moins passer de choses qu’auparavant. L’Etat doit donc assumer des diagnostics difficiles et douloureux en disant la vérité (« oui au making off, non à la scénarisation » du fameux story telling) avec responsabilité, objectivité et éthique, à travers une communication de proximité, crédible, authentique. Il doit être pédagogique pour expliquer aux citoyens ses démarches et réalisations, notamment grâce à l’usage des nouveaux outils de communication. Mais il est nécessaire qu’il conserve par ailleurs son image traditionnelle, liée à la sphère publique (la tradition républicaine, l’intérêt général, le service public…), image garante de la confiance que les citoyens lui accordent.
Ces idées ont évidemment des applications concrètes et sont donc un jour ou l’autre récompensées. En participant à la promotion du livret A comme mode de financement du logement social pour l’Union sociale pour l’habitat, Robert Zarader a obtenu le Prix 2008 « Acteurs Publics » dans la catégorie « Agences et conseils ». Quelle autre explication sinon qu’il a compris que la communication publique ne pouvait s’abstraire de la réalité sociale, politique et économique environnante qui est toute aussi fluctuante que complexe et nécessite donc l’ensemble de nos Humanités pour trouver la bonne équancyon !
PS (au double sens de l’acronyme) : Faut-il préciser que ses amis (politiques) de 30 ans – Julien Dray, Harlem Désir… - n’hésitent pas à le joindre sur l’un de ses deux téléphones portables pour lui demander des conseils ? Mais modestie doctorale oblige, vous n’en saurez pas plus sur le rôle et les effets de ce spin Ph.Doctor ! Bon, puisque vous insistez, nous vous confirmons qu’il a bien participé à la fondation de SOS Racisme (déjà la « réconciliation »…).
Robert Zarader est interviewé le 5 février 2012 par Sebastien Poulain dans l’une des salles de brainstorming d’Equancy.
Contrairement à ce que son nom de famille pourrait laisser croire, Jean-Marie Marx n’est pas spécialiste de sciences humaines et sociales (Karl) ou cinéma (Groucho, Harpo, Chico, Gummo et Zeppo) ! En effet, il a plutôt fait des études d’ingénieur des ponts, des eaux et des forêts qui sont tout de même des lieux bien utiles à nos poètes ! Auparavant, il a dirigé AGEFORIA (appelé OPCALIM depuis 2012) qui est l’organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) des industries alimentaires, de la coopération agricole et de l’alimentation en détail (boulangerie, charcuterie, détaillants et détaillants fabricants de la confiserie chocolaterie/ biscuiterie, pâtisserie et poissonnerie) qui gère la formation continue et qui est tout aussi indirectement utile à nos lettrés. Il avait aussi été directeur général adjoint, puis délégué, de l’ANPE entre 2000 et 2009, et conseiller de Martine Aubry (ministre de l’Emploi de 1997 à 2000). Il est encore connu pour avoir co-rédigé avec Bertrand Deumie et Sylvie Vidal le rapport intitulé "La formation professionnelle des demandeurs d’emploi" pour Laurent Wauquiez (secrétaire d’État chargé de l’Emploi de 2008 à 2010) publié en 2010.
Il nous explique que l’association APEC s’intéresse aux doctorants et docteurs car 80% des docteurs qui ont effectué leur doctorat en entreprise trouve un emploi en entreprise avec le statut cadre. De plus, du fait de ses missions élargies depuis un an, l’APEC s’occupe de l’insertion des jeunes diplômés. Elle est aussi intéressée par la possibilité d’améliorer la compétitivité et l’innovation des entreprises, ce qui passe par la formation par la recherche, donc le doctorat. Il semble enfin que certains doctorants et docteurs travaillent à l’APEC.
Il est interviewé par Sebastien Poulain pour Doctrix le 13 décembre 2012, jour de la présentation de l’étude APEC-Deloitte que nous vous présentons ici.
Beaucoup de doctorantes et doctorants sont des agents doubles ! Ils étudient un « terrain » sur lequel ils font de l’« observation participante ». Ils sont donc à la fois observateurs et acteurs. Ils peuvent être salariés, adhérents, militants, élus, bénévoles… Cela leur permet d’engranger des informations inestimables car inaccessibles autrement : archives non ouvertes au grand public, documents internes et récents, échanges et observations privilégiés… Cette double activité est donc extrêmement enrichissante pour la recherche. Mais cette posture impose toute sorte de questions et problèmes méthodologiques :
- Où passe la frontière de ce que l’on peut dire ou ne pas dire dans sa thèse ?
- Faut-il prévenir chaque interlocuteur de terrain que la thèse est en cours ?
- Faut-il anonymiser chaque personne qu’elle soit connue ou pas au moment de rédiger la thèse ?
- Est-il possible de s’objectiver, c’est-à-dire de tenir des propos scientifiques sur soi et sur ses relations amicales, professionnelles… ?
En plus d’être professeure à l’Institut des Hautes Etudes Economiques et Commerciales (INSEEC), Isabelle Tisserand aide à gérer la sécurité des patrimoines des grandes entreprises et institutions.
Elle a travaillé pour l’Organisation Mondiale de la Santé, le ministère de la recherche, Natixis… en tant qu’experte en sécurité. Il s’agit de créer des plans de continuité d’activités, des dispositifs de gestion de crises en cas de catastrophe majeure.
Elle a coordonné le Cercle Européen de la Sécurité des Systèmes d’Information, a fait partie du staff d’experts sécurité de la Commission Européenne et participe à des expertises pour l’Agence Nationale de la recherche française.
Mais Isabelle Tisserand n’aide pas seulement nos grandes entreprises et institutions puisqu’elle a tout simplement publié en 2002 la première ethnographie sur le sujet de la révolution informatique de la nouvelle génération des Digital Natives - Hacking à coeur. Les enfants du numérique – alors que l’internet grand public en était à ces balbutiements !
Tout cela grâce à quoi ? Grâce à une thèse en sciences sociales soutenue en 1992 (après 8 ans de travail) sur le sujet Contribution à l’étude la métallurgie du continent américain, à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et financée par le ministère de la recherche.
Patrick Marchand est docteur en histoire depuis 2004. Il a écrit une thèse sur "Les maîtres de poste et le transport public en France 1700-1850" sous la direction de Daniel Roche à l’Université Panthéon-Sorbonne en 12 ans et en étant salarié comme commissaire d’exposition à l’Adresse Musée de La Poste.
Il est interviewé par Sebastien Poulain le 16 février 2012 à l’Adresse et a choisi les capacités d’adaptation des docteurs comme qualité.
Si les citoyens de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine avaient élu un grand électeur par ville ou morceau de ville (donc 4 : Vanves, Issy-les-Moulineaux, Boulogne sud, bas de Meudon), et si ces 4 grands électeurs avaient été les seuls à pouvoir élire le député de la circonscription, alors Lucile Schmid (Europe Ecologie – Les Verts soutenue par le PS) aurait été élue car elle a gagné le 2nd tour à Vanves (53,81% soit 5 855 voix), Boulogne (54,30% soit 1 886 voix) et Meudon (50,18% soit 1 665 voix).
Cette victoire aurait été un « exploit » puisqu’il n’y a jamais eu de parlementaire Vert dans les Hauts de Seine en dehors Dr André Gattolin, sénateur élu depuis le 25 septembre 2011. Les derniers députés PS dans les Hauts-de-Seine remontent, quant à eux, à 1993 : Michel Sapin puis Michel Thauvin à partir de 1991 dans la 4ème circonscription (cantons de Nanterre-Nord, Sud-Est, Sud-Ouest et Suresnes) et Philippe Bassinet dans la 11ème circonscription (Bagneux, Malakoff, Montrouge). Ils sont 4 depuis le 17 juin : Julie Sommaruga dans la 11ème circonscription, Alexis Bachelay dans la 1ère circonscription, Dr Sébastien Pietrasanta dans la 2ème circonscription (Canton de Colombes-Sud, d’Asnières-sur-Seine-Nord et d’Asnières-sur-Seine-Sud) et Jean-Marc Germain dans la 11ème circonscription (Cantons de Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson).
Doctrix n’a pu obtenir un interview filmé de Fabienne Gambiez. Mais cette candidate du "Centre pour la France" pour la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine (qui fait partie de la centaine de circonscriptions incertaines car on s’y bouscule au centre) nous a promis d’exaucer notre vœu dans le cas où elle parviendrait au 2nd tour. Par ailleurs, elle a accepté de répondre par mail à certaines de nos questions comme vous le verrez plus bas.
Pour la présenter rapidement, elle travaille dans le marketing et est responsable d’étude à BVA Healthcare depuis 1996 (en savoir plus…)
Quoi d’étonnant à ce que des pirates utilisent un filet pour pêcher des électeurs ? On oublie trop souvent (même pendant Rolland Garros) que « net » donc « internet » signifie réseau et filet. L’usage d’Internet n’est-il pas une méthode plus rapide et furtive de conquérir le monde, malgré tout l’hydrodynamisme des drakkars et le talent des raffinés Vikings qui avaient déjà plus que visité des territoires allant des alentours de la mer Noire et de la mer Caspienne au Maroc etla Sicileen passant par l’Irlande, l’Islande le Groenland et même Vinland ?!
Le Parti Pirate – fondé le jour de la fête de la musique de 2006 et à la veille du vote de la loi relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information dite DADVSI (en savoir plus…)
Lysiane Alezard est une résistante pacifiste, une qualité minimum pour espérer gagner les législatives dans la 10ème circonscription et même survivre, puisque le local du PCF/Front de gauche a été attaqué plusieurs fois pendant la campagne. Pour se donner du courage, rien ne vaut habiter rue de l’Abbé Derry du nom d’un célèbre Isséen : Roger Derry. Celui-ci fut militant de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, séminariste à Saint-Sulpice (Issy-les-Moulineaux). Au début de 2nde GM, il devient aumônier de la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine et de la 40ème Division d’Infanterie. Après la défaite de la France, il entre en résistance. Malheureusement il est dénoncé, arrêté le 9 octobre 1941, interrogé, torturé, déporté, condamné à mort à Düsseldorf le 1er septembre 1943 et décapité à Cologne le 15 octobre 1943.
Si ces faits touchent particulièrement Lysiane Alezard, c’est que plusieurs membres de sa famille – juifs, communistes, résistants – ont été déportés. (en savoir plus…)
Le Santini (Le Cherche-Midi, 2011) est tout aussi reconnu et récompensé pour ses actions en matière d’innovation réalisées dans la ville d’Issy-les-Moulineaux (et au-delà) que pour son humour pour lequel ce spécialiste de droit fiscal n’hésite pas à plaider (Mieux vaut en rire : défense et illustration de l’humour en politique, Albin Michel, 1995) car c’est souvent le seul moyen de maintenir éveillés ses collègues parlementaires après une nuit d’amendements et le seul moyen de les pousser à sortir du fameux « politiquement correct » lié au conformisme social (De tabou à boutade : le véritable dictionnaire du politiquement correct, Michel Lafon, 1996) !
Le lien entre ces deux « compétences » – humour et innovation – est rarement envisagé pourtant l’on peut imaginer à l’origine de ces talents un trait de caractère personnel, approfondi lors d’un travail de doctorat. Car il se trouve qu’André Santini est docteur ! (en savoir plus…)
Bien que Lucile Schmid ait fait des études classiques pour entrer en politique et dans la haute administration (IEP + ENA), elle a débuté par une licence en littérature et en a conservé le goût pour la littérature et la réflexion. Elle a d’ailleurs participé à plusieurs publications collectives (comme Le bruit du tic-tac. Manifeste pour une génération qui s’engage, Robert Laffont, 2000) et est membre du comité de rédaction de la revue « personnaliste » (3ème voie humaniste entre le capitalisme libéral et le marxisme) Esprit fondée en 1932 par le philosophe « non-conformiste » Emmanuel Mounier pour faire face à la « crise de l’homme au XXe siècle » ! Elle a écrit plusieurs ouvrages liés à son engagement politique sur l’égalité et la parité homme/femme (Une femme au pays des hommes politiques, Flammarion, 2003, L’Égalité en danger ?, Bourin, 2006, Parité circus, Calmann-Lévy, 2008) (en savoir plus…)
Le nouveau ministre de l’éducation aurait pu être importateur de saumon norvégien puisqu’il l’a été pendant ces années étudiantes ! Mais l’ascendance de sa mère a pris le pas sur celle de son père, banquier communiste. Françoise Blum fut directrice de recherche à l’Inserm spécialiste en physiopathologie de l’hypophyse et de la prolactine. Elle était elle-même fille du professeur Léon Blum spécialiste de la physiopathologie rénale, ainsi que soeur de l’économiste Suzanne de Brunhoff (CNRS) et d’Etienne Blum. Ce dernier est connu sous le nom d’Étienne-Émile Baulieu depuis son engagement au sein du Front Patriotique de la Jeunesse en 1944 et surtout connu pour ces tavaux sur les hormones stéroïdes et leurs antagonistes dans la reproduction, le vieillissement, les cancers et le système nerveux.
Des capitaux culturels et symboliques non négligeables pour passer l’agrégation et réaliser une thèse soutenue à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne à l’âge de 32 ans (1992). (en savoir plus…)
Comme Doctrix, le blog de Samia Soultani-Vigneron porte une grande attention au parcours estudiantin et professionnel des politiques puisqu’on peut y trouver publié le 30 avril 2012 un article comparatif des trajectoires de François Hollande et Nicolas Sarkozy !
Il faut dire que Samia Soultani-Vigneron a été nommée secrétaire nationale en charge de l’enseignement technique supérieur au sein de l’UMP en février 2011. Elle-même est diplômée de l’Ecole Supérieure des Industries Alimentaires de Tunis et a rédigé une thèse portant sur les Biotechnologies et Industries alimentaires à l’École nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires (ENSAIA) Institut national polytechnique de Lorraine (INPL) à Nancy (en savoir plus…)
Pierre Albertini a publié une thèse (réalisée en 5 ans) sous le titre "Le Droit de dissolution et les systèmes constitutionnels français" aux PUF en 1978. Grâce à cette thèse, il est devenu professeur des universités à Rouen, membre de l’Institut français des sciences administratives et de l’Association française des constitutionnalistes.
En parallèle à sa carrière universitaire, il a été vice-président du conseil régional de Haute-Normandie de 1992 à 1994, et surtout député la deuxième circonscription de la Seine-Maritime de 1993 à 2007 et maire de Mont-Saint-Aignan de 1983 à 2001 et de Rouen de 2001 à 2008.
Il a aussi présidé l’association des villes universitaires françaises (AVUF) de 1994 à 2008, été vice-président du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) à partir de 2002 et juge titulaire à la Haute cour de justice de 2002 à 2007.
Il a été partisan de l’UDF, puis Centriste indépendant à partir de 2007 et a rejoint le premier cercle de François Bayrou en 2007 et 2012.
L’interview est réalisé par Sebastien Poulain à Paris le 17 février 2012.
Jacques Cheminade n’est pas docteur. Il est diplômé d’HEC Paris en 1963, licencié en droit en 1965 et diplômé de l’ENA en 1969.
Du côté de ses engagements politiques, il a été secrétaire général du Parti ouvrier européen (POE) en France de 1982 à 1991, puis de la Fédération pour une nouvelle solidarité (FNS) en 1991 et fondateur en 1996 de Solidarité & Progrès.
Il a recueilli les 500 signatures et est officiellement candidat aux présidentielles sous l’étiquette Solidarité & Progrès qui édite "L’art & la science au peuple !" Dans le 3e numéro, un doctorant de l’Onera est interviewé.
Jacques Cheminade s’exprime face à la caméra de Sebastien Poulain sur la place à conquérir, par les doctorants, dans la société et ce au détriment des ingénieurs.
Sebastien Poulain : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre doctorat, en précisant ce qu’il vous a apporté ?
Christophe Premat : Je suis chercheur associé au centre Émile Durkheim et responsable de la coopération linguistique et éducative à l’Institut français de Suède.
J’ai obtenu un doctorat de sciences politiques en 2008 dont le sujet portait sur « La pratique du référendum local en France et en Allemagne ». Ce doctorat m’a permis de mener des enquêtes sur le fonctionnement de la démocratie locale dans deux pays de culture politique et administrative différente. J’ai acquis des méthodologies spécifiques (croisement entre méthodes quantitatives et qualitatives) et ce doctorat m’a apporté une réflexion solide. Le doctorat est une aventure intellectuelle et psychologique et il importe d’aller jusqu’au bout pour mesurer la trajectoire.
Je suis engagé dans un parcours militant puisque je suis suppléant de la candidate socialiste Axelle Lemaire pour les législatives de 2012 (3e circonscription des Français de l’étranger). Je différencie les deux parcours même s’ils se complètent utilement : la posture intellectuelle relativise la posture militante, (en savoir plus…)
Aujourd’hui, 8 mars 2012, nous mettons une femme docteur à l’honneur. Elle est la première femme docteur candidate (malheureuse) aux présidentielles.
Corinne Lepage est docteur en droit avec une thèse portant sur les externalités en droit public soutenue à l’Université Paris II Panthéon-Assas en 1982, sous la direction du Professeur Prosper Weil. Démarré en 1975, ce travail de recherche a été mené parallèlement à une activité professionnelle… et personnelle, comme l’explique C. Lepage dans l’interview.
Ancienne ministre de l’Environnement ; ancienne membre de Génération Ecologie ; fondatrice et présidente du parti écologiste Cap21 depuis 1996 ; co-fondatrice et ancienne vice-présidente du Mouvement démocrate jusqu’en mars 2010 ; députée au Parlement européen depuis 2009 ; présidente-fondatrice du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) ; membre d’Anticor ; administratrice de Transparency International France, Corinne Lepage est candidate aux présidentielles.
Elle est interviewée par Sebastien Poulain, le 17 février 2012.
Devenu docteur en sciences politiques en 2007 en planchant sur "De la Paléotélévision à la Surtélévision, vie et mort de l’émission littéraire" sous la direction de Lucien Sfez à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Patrick Tudoret a été lauréat des Prix de l’Inathèque cette même année. Sa thèse publiée sous le titre "L’Ecrivain sacrifié" par l’ INA/le Bord de l’eau en 2009 a été Grand prix de la critique littéraire et prix Charles Oulmont de la Fondation de France en 2009.
Parallèlement à ses recherches, il a été responsable, puis directeur de la communication pour l’UAP, la Banque Indosuez, le groupe Euler et a choisi, il y a dix ans, de devenir consultant et chercheur auprès d’institutions nationales et internationales, comme la Commission européenne.
P. Tudoret est aussi coach, écrivain et auteur de treize livres – romans, essais… – et de deux pièces de théâtre ; co-producteur et co-animateur de Tambour battant, une émission hebdomadaire de débats sur la TNT d’Ile-de-France.
Il est interviewé par Sébastien Poulain et a choisi la patience comme qualité des docteurs.
Normalienne doctorante depuis 3 ans, financée pendant 4 mois par un contrat doctoral auquel elle a mis fin lorsqu’elle a été reçue à l’ENA, Agathe Cagé réalise une thèse sur "Production intellectuelle, besoins programmatiques et prises de position : quelle réception par les professionnels de la politique des contributions des intellectuels ?" sous la direction de Frédéric Sawicki à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.
Elle a enseigné à l’Ecole supérieure de commerce de La Rochelle et l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.
Elle est interviewée par Sébastien Poulain et pense qu’il faut "revaloriser l’image des docteurs souvent vus comme des rats de bibliothèque", particulièrement en Sciences Humaines et Sociales.
Sébastien Richez, est docteur en histoire. Le sujet de ses recherches : "Le développement des Postes au XIXe siècle : acculturation des Français, implantation et mutation des infrastructures et des personnels par l’illustration de la Normandie : 1830-1914".
Sa thèse a été menée de 1998 à 2002 sous la direction de Jean-Pierre Daviet à l’Université de Caen/Basse-Normandie. Elle a été financée grâce à trois années d’allocation de recherche et trois années de bourse auprès du comité pour l’histoire de La Poste ; des vacations auprès du laboratoire CNRS / Géo-cités (décembre 2003 à mai 2004), chercheur à l’Institut de recherche et de prospective postale (IREPP) (juin à décembre 2004).
Depuis décembre 2004, il est chargé de recherche (historien) au comité pour l’histoire de La Poste / Groupe La Poste. Sa thèse a été publiée sous le titre "Postes et Postiers en Normandie. Témoins des transformations nationales (1830-1914)" en 2009.
Il est interviewé par Sebastien Poulain et s’exprime sur les atouts des docteurs en Sciences humaines. Ecoutez la vidéo jusqu’à la fin !
Guillaume Nolin a quitté la recherche académique après sa thèse de doctorat en mécanique des fluides, notamment à cause de "la faible attractivité des carrières académiques". Après un passage chez Altran, il est désormais ingénieur R&D dans le nucléaire "par goût pour les problèmes techniques". Guillaume Nolin connaît bien la thématique ingénieur-docteur puisqu’il est aussi diplômé de Centrale Nantes.
Comme d’autres jeunes de sa génération, son déclic en politique, c’est le référendum français sur la Constitution européenne en 2005. Il s’engage alors auprès de Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout la République. Il est aujourd’hui secrétaire départemental de ce groupe politique.
Il répond aux questions de Sébastien Poulain sur le doctorat avec pour compétence phare développée "la rigueur" ; sur son engagement politique et son expérience en entreprise.
Le CV de Marc Lipinki est impressionnant que l’on en juge un peu : Docteur en médecine en 1977 (sur hémochromatose idiopathique – liaison génétique avec HLA, Université Paris 7 Diderot) ; docteur en sciences en 1979 (sur les mécanismes de cytotoxicité lymphocytaire chez l’homme sous la direction de Thomas Tursz , en 2 ans, à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy – Villejuif, Université Paris 7 Diderot) ; post-doctorat à Stanford, Californie ; directeur de recherche au CNRS depuis 1986 ; ancien directeur du laboratoire "Interactions moléculaires et cancer" et aujourd’hui directeur-adjoint du laboratoire "Signalisation, noyaux et innovations en cancérologie" Unité mixte de recherche du CNRS et de l’Université Paris-Sud à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy à Villejuif ; co-responsable du master de cancérologie, spécialité "Biologie cellulaire et génétique" (Université Paris-Sud) ; directeur adjoint de l’Ecole doctorale Cancer – Biologie, Médecine, Santé (Université Paris-Sud).
Côté politique, il est conseiller régional d’Ile-de-France depuis 2010 ; de 2004 à 2010, il a été vice-président du conseil régional d’Ile-de-France chargé de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation scientifique et technique. Aux côtés de Laurent Audouin, il s’occupe des questions de recherche chez Europe écologie/Les Verts.
Il répond aux questions de Sébastien Poulain sur le doctorat avec une compétence phare "la gestion de la complexité" et sur son engagement politique.
Pour les élections présidentielles et législatives de 2012, nous avons décidé d'interpeller les femmes/hommes politiques français(es) sur la place du doctorat en France. Bien sûr, nous n'hésiterons pas à sortir de nos frontières pour oser la comparaison.
Sur ce blog, vous trouverez de nombreux articles sur les compétences/qualités développées par la formation par la recherche ; des analyses fouillées sur la place occupée par les docteurs parmi nos "élites" et bien sûr des interviews de femmes/hommes politiques docteurs. Si vous souhaitez témoigner, faites-nous signe!
Retour en arrière. Mai 2008, un rapport co-produit par l’ANDES, Sauvons La Recherche avec l’appui de la Confédération des Jeunes Chercheurs demandait la reconnaissance des docteurs dans la haute fonction publique (PDF). Dans la foulée, Valérie Pécresse alors Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR) s’exprimait (voir son interview) en aff […]
Les doctorants et docteurs sont-ils susceptibles de trouver des emplois dans le secteur privé ? Nous savons que oui. Peuvent-ils passer par des cabinets de recrutement ? Nous savons que oui aussi. Il existe d’ailleurs des cabinets de recrutement spécialisés dans le recrutement des docteurs. Mais les cabinets de recrutement non-spécialisés dans le recrutement […]
La matrix du doctorat s’élargit ! Depuis le temps qu’on nous le demandait, il était temps que Doctrix arrive sur les réseaux sociaux qui changent notre manière de nous exprimer selon Dr Michele Zappavigna. C’est fait (et gratuit !) grâce à Fanny Lalleman de l’équipe Doctrix : https://www.facebook.com/doctrix.doctorat. Vous serez enfin au courant des petits c […]
RT @JTravert: #loiESR fin discussion AN, reconnaissance doctorat à affirmer plus fortement dans conventions collectives et fonction publique 11 hours ago