Doctrix cherche à mettre en lumière les Hommes de l’ombre. Or Robert Zarader l’est à double titre puisqu’il est à la fois docteur et conseiller en communication. S’il a fait des études d’histoire, il est surtout économiste puisqu’il a soutenu en 1982 une thèse intitulée Développement des nouvelles technologies et régulation des dépenses de santé (oui, les nouvelles technologies ont existé avant internet !) au sein de l’université Paris 13 (Paris-Nord) sous la direction du professeur d’économie Jean-Hervé Lorenzi. Par la suite, il devient rapidement assistant puis maitre de conférences au sein de cette même université où il dirige le Centre de recherche en économie industrielle (CREI) fondé en 1979 et où collaborent Jean-Marie Chevalier, Jacques Mazier, Jacques Mistral, Jean-Hervé Lorenzi, tous pionniers dans l’interaction entre universitaires/entreprises/industriels/administrations.
Si, à cette époque, l’économie de marché fait fortement dissensus à gauche et dans les universités, la société civile se montre demandeuse d’expertises de haut niveau sur les questions de politiques publiques de régulation liées aux privatisations, à la décentralisation, l’informatisation, la rationalisation… Ainsi, Robert Zarader travaille au ministère de l’Industrie et de la Recherche (1981-1985). Il s’oriente très vite vers des postes de direction dans le domaine de la communication et des technologies. Travaillant d’abord chez GP Banque, il devient ensuite directeur de la diversification et des nouvelles technologies de la Sari – Société d’administration et de réalisation d’investissements qui appartient au pôle immobilier de la Générale des Eaux dont le PDG est Christian Pellerin – en 1988, puis directeur général d’Infomart, directeur de la communication et de la programmation du CNIT – Centre des nouvelles industries et technologies –, président d’IT-Com et directeur général du World Trade Center Paris La Défense. En 1992, il fonde et préside Edra Communication. En parallèle à partir de 1994 il est directeur général du groupe Lead. En 1997, lorsque BBDO Paris achète Edra Communication, il entre chez BBDO Corporate et devient membre du comité exécutif de BBDO Paris puis président de BBDO Corporate en 2000. Pour info, BBDO est la plus importante agence de publicité du premier groupe de communication au monde : Omnicom Group. En 2004, il est nommé vice-président de l’agence de communication TBWA Corporate, qui appartient aussi à Omnicom Group. Il préside à la même époque la Délégation Corporate de l’Association des Agences-Conseil en Communication (l’AACC). En 2008, il crée Equancy & Co, une agence indépendante de conseil en communication corporate spécialisée dans les secteurs d’activité liés à l’intérêt général (santé, social…) où il promeut la curiosité, la créativité, le courage, l’honnêteté, la diversité des parcours, l’ouverture aux autres et aux différentes cultures…
Mais revenons à la thèse. Robert Zarader enseignait encore récemment à Dauphine l’histoire et les théories de la dérégulation et continue d’enseigner « les nouveaux défis de la communication de crise » à l’IEP de Paris. Au-delà de l’enseignement, il reste en contact avec le monde de la recherche, notamment avec le Laboratoire d’Economie Expérimentale de Paris de l’Université Panthéon-Sorbonne et de l’Ecole Normale Supérieur. Il organise des séminaires, des conférences, des publications autour d’une thématique annuelle, par exemple la parité homme/femme, le téléchargement illégal, qui permettent d’innover, de prendre de la distance, d’avoir un regard critique autant que constructif vis-à-vis de sujets d’actualité et à ce que Roland Barthes appelait Les mythologies (c’est-à-dire, pour simplifier, les systèmes de valeurs contemporain rarement remis en question). De ces rencontres sont, par exemple, issus l’ouvrage collectif Abécédaire de la Réconciliation (Le Bord de l’eau, Lormont, 2012) et un blog qui annoncent le retour de la personne, l’empathie, la confiance, la res publica, l’altruisme, la gentillesse, l’urbanité, la solidarité… grâce au passage d’une « économie d’échange et de production vers une économie de pollinisation, de coproduction et de contribution ». Ce n’est pas trop tôt (ni trop tard) !
Quatre ans auparavant, Robert Zarader avait publié La bêtise économique (Perrin, Paris, 2008) avec l’historienne Catherine Malaval (directrice générale de M&C Saatchi qui a aussi travaillé à BBDO Corporate) où il pointait notamment les erreurs économico-communicationnelles dans les cas des plans de restructuration de Danone et de Metaleurop (devenu depuis Recylex) ou encore les effets de la grève de la faim du député béarnais Jean Lassalle sur l’investissement de l’entreprise japonaise Toyal.
Pour ce qui concerne le domaine de l’intérêt général (qui est au cœur de son activité de conseil), donc principalement la communication publique, Robert Zarader pense que le rôle de l’Etat a changé : l’Etat doit assumer le fait qu’il « ne peut pas tout » (dixit Lionel Jospin) – à l’image d’un l’Etat magique –, accepter de jouer un rôle d’accompagnement et d’encouragement de la société civile (notamment via les discriminations positives), et promouvoir le respect et la solidarité. Dès lors, pour réussir la communication publique, Robert Zarader estime qu’il faut toujours faire le pari de l’intelligence à une époque où l’opinion publique est plus attentive, critique et laisse beaucoup moins passer de choses qu’auparavant. L’Etat doit donc assumer des diagnostics difficiles et douloureux en disant la vérité (« oui au making off, non à la scénarisation » du fameux story telling) avec responsabilité, objectivité et éthique, à travers une communication de proximité, crédible, authentique. Il doit être pédagogique pour expliquer aux citoyens ses démarches et réalisations, notamment grâce à l’usage des nouveaux outils de communication. Mais il est nécessaire qu’il conserve par ailleurs son image traditionnelle, liée à la sphère publique (la tradition républicaine, l’intérêt général, le service public…), image garante de la confiance que les citoyens lui accordent.
Ces idées ont évidemment des applications concrètes et sont donc un jour ou l’autre récompensées. En participant à la promotion du livret A comme mode de financement du logement social pour l’Union sociale pour l’habitat, Robert Zarader a obtenu le Prix 2008 « Acteurs Publics » dans la catégorie « Agences et conseils ». Quelle autre explication sinon qu’il a compris que la communication publique ne pouvait s’abstraire de la réalité sociale, politique et économique environnante qui est toute aussi fluctuante que complexe et nécessite donc l’ensemble de nos Humanités pour trouver la bonne équancyon !
PS (au double sens de l’acronyme) : Faut-il préciser que ses amis (politiques) de 30 ans – Julien Dray, Harlem Désir… - n’hésitent pas à le joindre sur l’un de ses deux téléphones portables pour lui demander des conseils ? Mais modestie doctorale oblige, vous n’en saurez pas plus sur le rôle et les effets de ce spin Ph.Doctor ! Bon, puisque vous insistez, nous vous confirmons qu’il a bien participé à la fondation de SOS Racisme (déjà la « réconciliation »…).
Robert Zarader est interviewé le 5 février 2012 par Sebastien Poulain dans l’une des salles de brainstorming d’Equancy.
Lors de la conférence de presse des Assises nationales, le 26 novembre 2012, Madame la ministre Geneviève Fioraso et Dr Françoise Barré-Sinoussi (corécipiendaire du Prix Nobel de médecine avec Luc Montagnier et présidente du comité de pilotage des assises) répond à la journaliste Evelyne Jardin (PhD) sur la valorisation du diplôme de doctorat en France. Dr. Philippe Youkharibache, venu pour TCA Innov 24, en profite pour les relancer.
Contrairement à ce que son nom de famille pourrait laisser croire, Jean-Marie Marx n’est pas spécialiste de sciences humaines et sociales (Karl) ou cinéma (Groucho, Harpo, Chico, Gummo et Zeppo) ! En effet, il a plutôt fait des études d’ingénieur des ponts, des eaux et des forêts qui sont tout de même des lieux bien utiles à nos poètes ! Auparavant, il a dirigé AGEFORIA (appelé OPCALIM depuis 2012) qui est l’organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) des industries alimentaires, de la coopération agricole et de l’alimentation en détail (boulangerie, charcuterie, détaillants et détaillants fabricants de la confiserie chocolaterie/ biscuiterie, pâtisserie et poissonnerie) qui gère la formation continue et qui est tout aussi indirectement utile à nos lettrés. Il avait aussi été directeur général adjoint, puis délégué, de l’ANPE entre 2000 et 2009, et conseiller de Martine Aubry (ministre de l’Emploi de 1997 à 2000). Il est encore connu pour avoir co-rédigé avec Bertrand Deumie et Sylvie Vidal le rapport intitulé "La formation professionnelle des demandeurs d’emploi" pour Laurent Wauquiez (secrétaire d’État chargé de l’Emploi de 2008 à 2010) publié en 2010.
Il nous explique que l’association APEC s’intéresse aux doctorants et docteurs car 80% des docteurs qui ont effectué leur doctorat en entreprise trouve un emploi en entreprise avec le statut cadre. De plus, du fait de ses missions élargies depuis un an, l’APEC s’occupe de l’insertion des jeunes diplômés. Elle est aussi intéressée par la possibilité d’améliorer la compétitivité et l’innovation des entreprises, ce qui passe par la formation par la recherche, donc le doctorat. Il semble enfin que certains doctorants et docteurs travaillent à l’APEC.
Il est interviewé par Sebastien Poulain pour Doctrix le 13 décembre 2012, jour de la présentation de l’étude APEC-Deloitte que nous vous présentons ici.
Certains auraient imaginé que l’étude APEC Deloitte sur les compétences des chercheurs puissent être réalisée par les chercheurs eux-mêmes, mais ce n’est pas ce que nous annonce Cédric Etienne qui est responsable du développement de l’activité conseil secteur public en Afrique Francophone chez Deloitte Secteur Public depuis 2007, après avoir été manager à Eurogroup (2001-2006), chef de projet TNS SOFRES à Londres puis à Paris (1993-1999) et fait un Master of Arts l’université de Reading.
Beaucoup plus d’informations sur cette étude et l’histoire des études sur les compétences ici.
De la piraterie au syndicalisme, il n’y a qu’un pas que Clément Varenne fait en permanence. Il rédige une thèse intitulée "Piraterie et mentalité de raid dans la Méditerranée ancienne" depuis 2009 à l’Université Toulouse II Le Mirail sous la direction de Pierre Moret grâce à un Contrat Doctoral Unique de type 2, c’est-à-dire un contrat qui permet au doctorant d’effectuer des activités complémentaires (enseignement, valorisation de la recherche…) à sa thèse. Et justement aujourd’hui, il est responsable de la formation et de l’insertion au PRES Université de Toulouse.
En plus d’aider les étudiants à se former et s’insérer, Clément, qui prône un travail collectif, les représente et défend grâce à ces nombreux engagements : élu UNEF au Conseil Scientifique (2010-12), élu au collège doctoral de l’Université de Toulouse (2010-12), représentant des doctorants au Comité de concertation de site 2012 et représentant doctorant Midi-Pyrénées pour les assises de l’enseignement supérieur et la recherche 2012.
Il est interviewé par Sebastien Poulain le 27 novembre 2012 à la sortie des assises nationales de l’ESR.
Kathleen Brown-Noblet a rédigé un doctorat intitulé Cette tentation illimitable de l’être: Antonin Artaud and Ontology, décerné en 1999 sous la direction d’Eric Gans de l’University of California, Los Angeles (UCLA).
Depuis 2002, elle travaille comme coach en communication pour dirigeants et pour rédacteurs et rédacteurs techniques. Elle a accompagné des rédacteurs anglophones et bilingues et a préparé plusieurs PDG et dirigeants de sociétés du CAC 40 dans le cadre de leurs communications stratégiques et de leurs transitions internationales.
Elle enseigne, entre autres, les ressources humaines, la communication interculturelle, la communication en interne, le coaching et l’analyse des études de cas dans des écoles de commerce et des universités de la région parisienne.
En 2012, elle a fondé Intexere – qui signifie « retisser » – avec Anneliese Guérin Letendre. Intexere développe des ateliers qui ont pour objectif d’aider une équipe à redéfinir leurs processus de travail de façon créative, rapide et interactive. Ces ateliers ont déjà été mis en œuvre pour le compte du bureau du Directeur Général de l’UNESCO, pour la Direction Internationale de la CNP et pour le bureau du Secrétaire Général de l’OCDE.
Elle est interviewée par Sebastien Poulain le 16 juillet 2012 à Montrouge.
Beaucoup de doctorantes et doctorants sont des agents doubles ! Ils étudient un « terrain » sur lequel ils font de l’« observation participante ». Ils sont donc à la fois observateurs et acteurs. Ils peuvent être salariés, adhérents, militants, élus, bénévoles… Cela leur permet d’engranger des informations inestimables car inaccessibles autrement : archives non ouvertes au grand public, documents internes et récents, échanges et observations privilégiés… Cette double activité est donc extrêmement enrichissante pour la recherche. Mais cette posture impose toute sorte de questions et problèmes méthodologiques :
- Où passe la frontière de ce que l’on peut dire ou ne pas dire dans sa thèse ?
- Faut-il prévenir chaque interlocuteur de terrain que la thèse est en cours ?
- Faut-il anonymiser chaque personne qu’elle soit connue ou pas au moment de rédiger la thèse ?
- Est-il possible de s’objectiver, c’est-à-dire de tenir des propos scientifiques sur soi et sur ses relations amicales, professionnelles… ?
En plus d’être professeure à l’Institut des Hautes Etudes Economiques et Commerciales (INSEEC), Isabelle Tisserand aide à gérer la sécurité des patrimoines des grandes entreprises et institutions.
Elle a travaillé pour l’Organisation Mondiale de la Santé, le ministère de la recherche, Natixis… en tant qu’experte en sécurité. Il s’agit de créer des plans de continuité d’activités, des dispositifs de gestion de crises en cas de catastrophe majeure.
Elle a coordonné le Cercle Européen de la Sécurité des Systèmes d’Information, a fait partie du staff d’experts sécurité de la Commission Européenne et participe à des expertises pour l’Agence Nationale de la recherche française.
Mais Isabelle Tisserand n’aide pas seulement nos grandes entreprises et institutions puisqu’elle a tout simplement publié en 2002 la première ethnographie sur le sujet de la révolution informatique de la nouvelle génération des Digital Natives - Hacking à coeur. Les enfants du numérique – alors que l’internet grand public en était à ces balbutiements !
Tout cela grâce à quoi ? Grâce à une thèse en sciences sociales soutenue en 1992 (après 8 ans de travail) sur le sujet Contribution à l’étude la métallurgie du continent américain, à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et financée par le ministère de la recherche.
Si les citoyens de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine avaient élu un grand électeur par ville ou morceau de ville (donc 4 : Vanves, Issy-les-Moulineaux, Boulogne sud, bas de Meudon), et si ces 4 grands électeurs avaient été les seuls à pouvoir élire le député de la circonscription, alors Lucile Schmid (Europe Ecologie – Les Verts soutenue par le PS) aurait été élue car elle a gagné le 2nd tour à Vanves (53,81% soit 5 855 voix), Boulogne (54,30% soit 1 886 voix) et Meudon (50,18% soit 1 665 voix).
Cette victoire aurait été un « exploit » puisqu’il n’y a jamais eu de parlementaire Vert dans les Hauts de Seine en dehors Dr André Gattolin, sénateur élu depuis le 25 septembre 2011. Les derniers députés PS dans les Hauts-de-Seine remontent, quant à eux, à 1993 : Michel Sapin puis Michel Thauvin à partir de 1991 dans la 4ème circonscription (cantons de Nanterre-Nord, Sud-Est, Sud-Ouest et Suresnes) et Philippe Bassinet dans la 11ème circonscription (Bagneux, Malakoff, Montrouge). Ils sont 4 depuis le 17 juin : Julie Sommaruga dans la 11ème circonscription, Alexis Bachelay dans la 1ère circonscription, Dr Sébastien Pietrasanta dans la 2ème circonscription (Canton de Colombes-Sud, d’Asnières-sur-Seine-Nord et d’Asnières-sur-Seine-Sud) et Jean-Marc Germain dans la 11ème circonscription (Cantons de Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson).
Le Parti Socialiste aura-t-il la majorité à lui seul ? Les sondeurs parlent de vote de « confirmation » voire d’« amplification » au 2nd tour. IFOP, IPSOS, CSA donnent une majorité absolue au PS (plus les alliés PRG et MRC) avec entre 287 sièges pour le CSA et 332 pour l’IFOP (la majorité absolue se situe à 289 sièges). Avec Europe Ecologie – Les Verts et le Front de Gauche, l’hypothèse basse est à 308 députés pour le CSA, 318 pour l’IFOP, 324 pour IPSOS et l’hypothèse haute 358 pour le CSA, 362 pour l’IFOP, 364 pour IPSOS (à lire, pendant l’été, les ouvrages de Garrigou, Hubé, Blondiaux, Champagne sur les sondages pour un regard critique). Ce serait beaucoup plus qu’en 1997 où la gauche l’avait emporté avec 309 sièges, mais moins que la droite en 2007 qui l’a emporté avec 343 sièges.
Pour ce qui concerne le département des Hauts-de-Seine, (en savoir plus…)
Doctrix n’a pu obtenir un interview filmé de Fabienne Gambiez. Mais cette candidate du "Centre pour la France" pour la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine (qui fait partie de la centaine de circonscriptions incertaines car on s’y bouscule au centre) nous a promis d’exaucer notre vœu dans le cas où elle parviendrait au 2nd tour. Par ailleurs, elle a accepté de répondre par mail à certaines de nos questions comme vous le verrez plus bas.
Pour la présenter rapidement, elle travaille dans le marketing et est responsable d’étude à BVA Healthcare depuis 1996 (en savoir plus…)
Quoi d’étonnant à ce que des pirates utilisent un filet pour pêcher des électeurs ? On oublie trop souvent (même pendant Rolland Garros) que « net » donc « internet » signifie réseau et filet. L’usage d’Internet n’est-il pas une méthode plus rapide et furtive de conquérir le monde, malgré tout l’hydrodynamisme des drakkars et le talent des raffinés Vikings qui avaient déjà plus que visité des territoires allant des alentours de la mer Noire et de la mer Caspienne au Maroc etla Sicileen passant par l’Irlande, l’Islande le Groenland et même Vinland ?!
Le Parti Pirate – fondé le jour de la fête de la musique de 2006 et à la veille du vote de la loi relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information dite DADVSI (en savoir plus…)
Lysiane Alezard est une résistante pacifiste, une qualité minimum pour espérer gagner les législatives dans la 10ème circonscription et même survivre, puisque le local du PCF/Front de gauche a été attaqué plusieurs fois pendant la campagne. Pour se donner du courage, rien ne vaut habiter rue de l’Abbé Derry du nom d’un célèbre Isséen : Roger Derry. Celui-ci fut militant de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, séminariste à Saint-Sulpice (Issy-les-Moulineaux). Au début de 2nde GM, il devient aumônier de la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine et de la 40ème Division d’Infanterie. Après la défaite de la France, il entre en résistance. Malheureusement il est dénoncé, arrêté le 9 octobre 1941, interrogé, torturé, déporté, condamné à mort à Düsseldorf le 1er septembre 1943 et décapité à Cologne le 15 octobre 1943.
Si ces faits touchent particulièrement Lysiane Alezard, c’est que plusieurs membres de sa famille – juifs, communistes, résistants – ont été déportés. (en savoir plus…)
Le Santini (Le Cherche-Midi, 2011) est tout aussi reconnu et récompensé pour ses actions en matière d’innovation réalisées dans la ville d’Issy-les-Moulineaux (et au-delà) que pour son humour pour lequel ce spécialiste de droit fiscal n’hésite pas à plaider (Mieux vaut en rire : défense et illustration de l’humour en politique, Albin Michel, 1995) car c’est souvent le seul moyen de maintenir éveillés ses collègues parlementaires après une nuit d’amendements et le seul moyen de les pousser à sortir du fameux « politiquement correct » lié au conformisme social (De tabou à boutade : le véritable dictionnaire du politiquement correct, Michel Lafon, 1996) !
Le lien entre ces deux « compétences » – humour et innovation – est rarement envisagé pourtant l’on peut imaginer à l’origine de ces talents un trait de caractère personnel, approfondi lors d’un travail de doctorat. Car il se trouve qu’André Santini est docteur ! (en savoir plus…)
Si Vincent Peillon aurait pu être importateur de saumon, Laurent Pieuchot aurait pu devenir agent de nettoyage puisqu’il l’a été à l’âge de 17 ans ! Mais c’était sans compter les cours du soir qu’il a suivi à Paris puis des études à Berkeley qui lui ont permis de devenir économiste en aménagement du territoire et gestion des collectivités locales.
Les cours du soir ont donc porté leurs fruits, en lui permettant d’obtenir des responsabilités au sein d’un établissement de "cours du soir" bien connu : le Conservatoire national des arts et métiers. (en savoir plus…)
Bien que Lucile Schmid ait fait des études classiques pour entrer en politique et dans la haute administration (IEP + ENA), elle a débuté par une licence en littérature et en a conservé le goût pour la littérature et la réflexion. Elle a d’ailleurs participé à plusieurs publications collectives (comme Le bruit du tic-tac. Manifeste pour une génération qui s’engage, Robert Laffont, 2000) et est membre du comité de rédaction de la revue « personnaliste » (3ème voie humaniste entre le capitalisme libéral et le marxisme) Esprit fondée en 1932 par le philosophe « non-conformiste » Emmanuel Mounier pour faire face à la « crise de l’homme au XXe siècle » ! Elle a écrit plusieurs ouvrages liés à son engagement politique sur l’égalité et la parité homme/femme (Une femme au pays des hommes politiques, Flammarion, 2003, L’Égalité en danger ?, Bourin, 2006, Parité circus, Calmann-Lévy, 2008) (en savoir plus…)
Le nouveau ministre de l’éducation aurait pu être importateur de saumon norvégien puisqu’il l’a été pendant ces années étudiantes ! Mais l’ascendance de sa mère a pris le pas sur celle de son père, banquier communiste. Françoise Blum fut directrice de recherche à l’Inserm spécialiste en physiopathologie de l’hypophyse et de la prolactine. Elle était elle-même fille du professeur Léon Blum spécialiste de la physiopathologie rénale, ainsi que soeur de l’économiste Suzanne de Brunhoff (CNRS) et d’Etienne Blum. Ce dernier est connu sous le nom d’Étienne-Émile Baulieu depuis son engagement au sein du Front Patriotique de la Jeunesse en 1944 et surtout connu pour ces tavaux sur les hormones stéroïdes et leurs antagonistes dans la reproduction, le vieillissement, les cancers et le système nerveux.
Des capitaux culturels et symboliques non négligeables pour passer l’agrégation et réaliser une thèse soutenue à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne à l’âge de 32 ans (1992). (en savoir plus…)
Comme Doctrix, le blog de Samia Soultani-Vigneron porte une grande attention au parcours estudiantin et professionnel des politiques puisqu’on peut y trouver publié le 30 avril 2012 un article comparatif des trajectoires de François Hollande et Nicolas Sarkozy !
Il faut dire que Samia Soultani-Vigneron a été nommée secrétaire nationale en charge de l’enseignement technique supérieur au sein de l’UMP en février 2011. Elle-même est diplômée de l’Ecole Supérieure des Industries Alimentaires de Tunis et a rédigé une thèse portant sur les Biotechnologies et Industries alimentaires à l’École nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires (ENSAIA) Institut national polytechnique de Lorraine (INPL) à Nancy (en savoir plus…)
Pierre Albertini a publié une thèse (réalisée en 5 ans) sous le titre "Le Droit de dissolution et les systèmes constitutionnels français" aux PUF en 1978. Grâce à cette thèse, il est devenu professeur des universités à Rouen, membre de l’Institut français des sciences administratives et de l’Association française des constitutionnalistes.
En parallèle à sa carrière universitaire, il a été vice-président du conseil régional de Haute-Normandie de 1992 à 1994, et surtout député la deuxième circonscription de la Seine-Maritime de 1993 à 2007 et maire de Mont-Saint-Aignan de 1983 à 2001 et de Rouen de 2001 à 2008.
Il a aussi présidé l’association des villes universitaires françaises (AVUF) de 1994 à 2008, été vice-président du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) à partir de 2002 et juge titulaire à la Haute cour de justice de 2002 à 2007.
Il a été partisan de l’UDF, puis Centriste indépendant à partir de 2007 et a rejoint le premier cercle de François Bayrou en 2007 et 2012.
L’interview est réalisé par Sebastien Poulain à Paris le 17 février 2012.
Marc Brelot ne cesse plus d’innover et d’entreprendre. Il a d’abord travaillé sur un sujet de thèse plutôt technique – “Représentations orientées-objets de scènes visuelles pour la composition flexible” - grâce au financement CIFRE d’Orange à l’Institut national polytechnique de Grenoble jusqu’en 1999.
Son diplôme lui a permis de devenir aussi bien cadre en entreprise, qu’enseignant et surtout entrepreneur. Ainsi, il a pu avoir le statut d’ “ingénieur docteur” chez France Telecom R&D à Grenoble, mais aussi devenir Maître de conférences associé à Telecom Paris Tech ou encore expert multimédia - responsable groupe multimédia chez Orange San Francisco.
Il devient consultant et associé de Resonate MP4 avant de fonder et présider en juin 2008 Vizion’R (http://vizionr.fr/). Cette société offre des “soltions innovantes dans le domaine de la production de contenus multimédia pour tout type de diffusion” et collabore déjà pour RTL et Radio France.
Cela ne l’empêche aucunement de rester en contact avec l’Enseignement Supérieur et la Recherche puisqu’il collabore toujours avec Telecom Paris Tech (qui a incubé Vizion’R) à travers l’ANR HYB-RADIO : “Services de Radio Enrichie par agrégation synchronisée de flux multimédia en diffusion hybride”. Bref, il invente la radio de demain !
Interview réalisé le 23 février 2012 à Paris avec Sebastien Poulain.
Monique Calvo-Dahlborg a pris goût pour la politique après avoir été admise comme chargée de recherche CNRS au laboratoire de Science et Génie des Matériaux Métalliques de l’école des Mines de Nancy, et plus précisément lorsque ce concours a été annulé. Heureusement pour elle, l’annulation a été annulée par la suite !
Depuis, elle a adhéré au Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (depuis 2002), au Mouvement Pour la France (de 2007 à 2009) et candidates aux élections législatives (suppléante) et européennes. Elle est adhérente de Debout La République depuis le 10 mars 2010 et a été candidate aux dernières régionales.
Paur autant, elle ne considère pas qu’elle fait de la politique. Elle milite "pour la France", elle qui a effectué un post doctorat à Stockholm en 1991, qui a été déttachée du CNRS dans cette même ville (de 1991 à 1995), qui est membre d’Honneur du Conseil Scientifique de l’Ural Pedagogical University de Ekaterinburg dans l’Oural et qui est habituée des contrats, projets, consultances, colloques internationaux.
Monique Calvo-Dahlborg est docteur en science des matériaux depuis 1986 gràce à la soutenance d’une thèse intitulée "Etude de la fragilisation de rubans de verres métalliques en termes de ténacité et par sonde atomique". Elle est affectée au Groupe de Physique des Matériaux de l’Université de Rouen depuis septembre 2005.
Elle est interviewée par Sebastien Poulain, le 17 février 2012 à Paris.
Sebastien Poulain : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre doctorat, en précisant ce qu’il vous a apporté ?
Christophe Premat : Je suis chercheur associé au centre Émile Durkheim et responsable de la coopération linguistique et éducative à l’Institut français de Suède.
J’ai obtenu un doctorat de sciences politiques en 2008 dont le sujet portait sur « La pratique du référendum local en France et en Allemagne ». Ce doctorat m’a permis de mener des enquêtes sur le fonctionnement de la démocratie locale dans deux pays de culture politique et administrative différente. J’ai acquis des méthodologies spécifiques (croisement entre méthodes quantitatives et qualitatives) et ce doctorat m’a apporté une réflexion solide. Le doctorat est une aventure intellectuelle et psychologique et il importe d’aller jusqu’au bout pour mesurer la trajectoire.
Je suis engagé dans un parcours militant puisque je suis suppléant de la candidate socialiste Axelle Lemaire pour les législatives de 2012 (3e circonscription des Français de l’étranger). Je différencie les deux parcours même s’ils se complètent utilement : la posture intellectuelle relativise la posture militante, (en savoir plus…)
Saviez-vous qu’il y a eu quasiment autant de docteurs que d’énarques dans les gouvernements des deux dernières présidences ?
Sur 196 ministres et secrétaires d’Etat des deux dernières présidences (Chirac et Sarkozy : 17 ans de présidence à droite), il y a eu 39 énarques et 36 docteurs. Aucun ministre n’a fait à la fois l’ENA et un doctorat, ce qui n’est pas une surprise compte-tenu de la longueur des études.
Voici une information qui peut surprendre lorsqu’on considère la France comme une "énarchie" (en savoir plus…)
Plusieurs représentations sociales continuent de stigmatiser les doctorants et docteurs
des paresseux : ils auraient peur à la perspective d’entrer dans la vie active par indécision, fébrilité et inquiétude quant à leur avenir professionnel.
des Tanguy : ils préféreraient une forme de « cocooning doctoral » comme « prolongation des études » leur permettant de rester bien au chaud dans leur laboratoire et leur université, protégés du monde extérieur.
des intellos du labo : ils se « prendraient la tête » (en savoir plus…)
Pour les élections présidentielles et législatives de 2012, nous avons décidé d'interpeller les femmes/hommes politiques français(es) sur la place du doctorat en France. Bien sûr, nous n'hésiterons pas à sortir de nos frontières pour oser la comparaison.
Sur ce blog, vous trouverez de nombreux articles sur les compétences/qualités développées par la formation par la recherche ; des analyses fouillées sur la place occupée par les docteurs parmi nos "élites" et bien sûr des interviews de femmes/hommes politiques docteurs. Si vous souhaitez témoigner, faites-nous signe!
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